Société

Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 11:50

 

J’appelle au boycott des grandes surfaces et de la grande distribution.

J’en appelle aux politiques pour qu’ils inscrivent dans leur programme un plan de suppression de la grande distribution.

 

Pourquoi ?

 

Les maux causés par la grande distribution sont multiples. La liste que je sais malheureusement non exhaustive peut se résumer ainsi, appauvrissement des fournisseurs (surtout agricole), monopole sur les prix de vente, uniformisation de l’offre (alimentaire, habillement, entretien, habitat), politique de saisonnalité contraignant le chaland à une démarche grégaire, offre non orientée vers le besoin du consommateur mais uniquement motivée par la rentabilité, l’arnaque en connivence avec les pouvoirs publics lors des périodes de solde, elle est le suppôt du ministère des finances pour le calcul du taux d’inflation (prix bas sur certains produits (de mauvaise qualité !) du panier entrant dans le calcul de l’indice), la déshumanisation des centres ville en s’installant en zone périphérique désertée hors des heures d’ouverture, les délocalisations, la destruction des emplois et la paupérisation de la majorité de leurs employés, etc., etc.

J’aborderai ce jour que celui de l’emploi qui me semble fondamental en cette période, où le chômage augmente, où le pouvoir d’achat baisse, où les prestations sociales ne permettent plus aux plus démunis d’avoir un niveau de vie correct, où l’avenir salarial semble totalement bouché pour ceux qui sont en activité ou les jeunes à la recherche d’emploi.

 

Le constat.

 

L’arrivée des grandes surfaces sur le territoire national sous l’ère Pompidolienne a bouleversé totalement l’ensemble du paysage français, qu’il soit visuel (zone à la périphérie des villes consacrée à la grande distribution), qu’il soit de répartition de l’activité commerciale (disparition dans les centres ville, des commerces de détail et de proximité), qu’il soit de la désertification des zones rurales, qu’il soit de la production locale et traditionnelle (disparition des artisans et des petites entreprises au savoir-faire ancestral mais à la production en volume réduite), ou qu’il soit de la production agricole (agriculture intensive, élevage en batterie, …), etc.

Les produits ont peu d’importance pour la grande distribution. L’objectif principal est le flux financier généré par la vente, l’écart de temps entre la recette provenant de la vente et le paiement des fournisseurs, permet des placements au jour le jour beaucoup plus rentables que la marge nette obtenue. Le marketing est le moteur de la démarche, susciter auprès des consommateurs l’envie d’acheter des lots de marchandises qui seront payés sous 30 jours, voilà l’obsession permanente de la Direction Financière de ces grands groupes. Que le prix d’achat soit compatible avec la rentabilité de l’entreprise qui a livré le produit n’est pas la préoccupation. Que le client trouve au moment où il le souhaite la marchandise dont il a besoin ne tourmente pas la Direction des Achats (Qui n’a pas cherché désespérément dans les rayons ce qu’il était venu acheter ?).

 

La grande distribution a une approche déshumanisée de son activité. Le client est un ticket de caisse. Ses prix d’achats ne sont pas régis par les lois normales de la concurrence en fonction de l’offre et la demande, mais selon sa posture autocratique liée à sa position monopolistique. Le maître mot n’est pas le service rendu, mais la rentabilité systématique au profit de ses actionnaires.

 

Le commerçant de quartier a lui, au contraire, un rôle social, motivé par la réponse à apporter à ses clients, soucieux de préserver l’activité de ses fournisseurs dont la qualité des produits dépend de la viabilité de leur entreprise. Une synergie d’intérêts se noue autour du commerçant de détail, ses propres intérêts (conserver sa clientèle en la satisfaisant), ceux du client, ceux des fournisseurs, ceux de l’espace sociétal dans lequel il est établi (convivialité, respect des personnes âgées et des personnes fragiles, présence en centre-ville, etc.).

 

 

Les conséquences sur l’emploi.

 

Les études portant sur l’emploi dans le commerce masquent la réalité en ne s’intéressant qu’au seul secteur du commerce. En effet, à la lecture à titre d’exemple d’une étude du CREDOC  (cahier de recherche n° 229 novembre 2006 dirigé par M. Laurent Pouquet)., il est attirant de croire que le développement de la grande distribution est facteur de création d’emploi.

Or, il n’est mis en évidence dans les différentes études que la mutation qui s’est établie, passant de la disparition des commerces indépendants au profit des grands acteurs du commerce. Ainsi en effet, le nombre d’emplois selon les statistiques semblent avoir augmenté, bien que l’on masque une réalité, les commerces indépendants étaient souvent tenus par des couples où seul l’un des membres était déclaré actif. De plus, les chiffres bruts ne tiennent pas compte pas compte d’une part, de l’évolution de la démographie pendant la période concernée par l’étude et d’autre part, de l’impact de la grande distribution sur les autres secteurs de l’économie.

 

C’est ce dernier point qui est intéressant à étudier.

Pour faciliter la compréhension, prenons le parti pris d’étudier deux modèles commercial, l’un basé sur le commerce de détail et de proximité composé de petites surfaces de vente dans une logique de libre installation et indépendante, le second organisé selon les principes de la grande distribution, répartie dans de grandes surfaces de vente (Hyper ou supermarché), à dominante alimentaire ou spécialisée (GSS).

Les commerçants du premier modèle s’approvisionnent auprès de grossistes ou directement auprès de producteurs indépendants, font réaliser leur gestion et leur comptabilité par des experts externes, utilisent les services d’artisans pour l’aménagement et l’entretien de leur espace de vente, s’appuient sur des petites structures de communication pour leur publicité et leur marketing, s’équipent en moyen des nouvelles technologies (caisses électroniques, ordinateurs, terminaux de paiement, téléphones, internet, etc.), utilisent des moyens dédiés pour l’approvisionnement et les livraisons (voitures, fourgons, …) et les font entretenir par des garagistes locaux, ils emploient des collaborateurs pour assurer leur activité commerciale.

 

Les grandes surfaces alimentaires ou spécialisées, négocient directement par leur direction des achats l’approvisionnement, généralement, pour l’ensemble de leurs espaces de vente. Leurs fournisseurs sont des industriels ou des structures de production capable de fournir de grandes quantités de produits. Elles possèdent leurs propres hubs d’approvisionnement des surfaces de vente et s’affranchissent généralement de la relation avec les grossistes. Leur gestion et leur comptabilité est centralisée, elles utilisent des moyens techniques de traitement de masse (par exemple : EDI). L’aménagement des structures de vente est rationalisé et standardisé selon une logique de fabrication industrielle (gondoles identiques, linéaires composés d’éléments modulables, caisses standardisées, etc.). Elles emploient une main d’œuvre peu qualifiée et faiblement rémunérée (temps partiel) sur les surfaces de vente pour les travaux de caisse et d’approvisionnement des rayons. Elles sont organisées selon un organigramme hiérarchique avec au sommet des diplômés de haut niveau. Elles ont souvent leur propre service financier à destination de la clientèle.

 

Il est évident qu’en réduisant le nombre de point de vente, concentration dans les grandes surfaces, l’activité induite ou en synergie par la présence de ces points de vente se réduit. Ainsi, l’aménagement d’une grande surface ne profite que très rarement aux petites structures artisanales. La gestion et la comptabilité d’une société cotée au CAC 40 ne sont pas assurées par le cabinet d’expert comptable de la localité où se situe l’espace de vente mais dans une direction comptable et de gestion située au siège. L’équipement informatique et téléphonique est standardisé et géré par un organe central pour un ensemble de supermarchés (ou hypermarchés). Les centrales d’achat ont supplanté la relation avec les grossistes et semi-grossistes qui disparaissent peu à peu (ex : MIN de Rungis). La demande de produits de la grande distribution vers le secteur de production de masse a détruit tous les circuits de distribution des petits producteurs (agricole, produits régionaux, etc.) qui ont perdu leurs débouchés et ont disparu. Au total, ce sont des centaines de milliers d’emplois qualifiés qui ont disparu au fur et à mesure du développement des grandes surfaces. C’est aussi un ensemble de savoir-faire professionnel qui n’existe plus. La grande distribution est bien le fossoyeur de l’emploi en France.

 

Les raisons de la présence de la grande distribution.

 

Le développement de la grande distribution a reçu la bénédiction de toutes les composantes des Etats, les éléments ci-dessous tentent d’en apporter l’illustration.

 

Bénédiction des industriels qui trouvent des interlocuteurs moins nombreux pour écouler leurs productions. C’est le cas de l’industrie alimentaire (les grands groupes comme Danone ou Nestlé par exemple) qui peut aussi modifier les habitudes alimentaires des consommateurs par des actions marketing. Ils phagocytent les linéaires des grandes surfaces de nouveaux produits plus adaptés à la production industrielle et donc leur permettant ainsi d’augmenter leur rentabilité. Mais c’est aussi le cas dans l’industrie du meuble ou dans celle des produits d’entretien (Unilever, Procter and Gamble, …).

 

Bénédiction des grands groupes de production agricole qui peuvent établir des relations directes avec la distribution sans être tributaire des transitaires pour écouler leur production de produits standardisés et peuvent ainsi absorber les coopératives agricoles qui n’ont plus la capacité de répondre en volume à la demande des centrales d’achat de la grande distribution.

 

Bénédiction des élus locaux des petites communes n’ayant pas de revenus mais ayant des espaces fonciers sur lesquels viennent s’installer les centres commerciaux. C’est à celui qui fera les yeux les plus doux pour les super et hyper qui acceptent de s’implanter sur leur terre au mépris de la désertification des zones rurales ou de la « désociabilisation » des centres ville des villes moyennes. Le seul objectif est de bénéficier du retour des taxes que procure une activité de cette nature. Même les élus de couleur politique que l’on pourrait imaginer scrupuleux du confort de leurs administrés surtout s’ils sont âgés ou démunis et donc privés de moyen de locomotion leur permettant d’accéder à ces zones de concentration commerciale adoptent se comportement, ne considérant que leur intérêt à court terme (leur permettant peut-être une réélection !).

 

Bénédiction des syndicats qui trouvent par la concentration de salariés la possibilité de mettre en place des structures et d’avoir une représentation lors des élections de branche. Il est plus facile de sensibiliser et de proposer des adhésions à du personnel lorsque celui-ci est regroupé. L’exercice est plus difficile lorsque les entreprises sont petites et non contraintes par la législation à créer des Comités d’entreprise ou des CHS. Surtout que le nombre de voix aux élections professionnelles déterminent la représentativité des syndicats dans les différents organismes comme les prud’hommes, les organismes sociaux et de l’emploi. Ils doivent exercer du prosélytisme, l’organisation salariale de la grande distribution leur facilite leur tâche.

 

Bénédiction des diplômés des grandes écoles de commerce qui trouvent dans ce secteur des débouchés et des plans de carrière. Bénédiction des grandes écoles de commerce qui perçoivent des subsides par le biais des taxes versées directement par les grandes entreprises et qui peuvent aussi démonter la véracité de leurs modèles exposés en cours en prenant les exemples de réalisation dans la grande distribution.

 

Bénédiction des médias et autres organes de presse dont les ressources sont alimentées par la publicité permanente des grandes entreprises de ce secteur, de leurs fournisseurs ou des industriels. De plus, il est plus facile pour la presse spécialisée de trouver matière à des articles dans un environnement moins dispersé que le serait celui du commerce de détail et de proximité. Par exemple, réaliser une étude sur le comportement des consommateurs par rapport à un produit particulier, devient envisageable, il suffit d’interroger quelques bases de données (exemple : celles de Carrefour, d’Auchan ou de Leclerc, pour l’alimentaire ou celles de Leroy-Merlin et de Castorama pour les tendances d’aménagement de l’habitat). N’avez-vous jamais remarqué que les journalistes font toujours référence aux grandes surfaces ?

 

Bénédiction des politiques qui préfèrent la concentration d’un nombre peu nombreux d’acteurs afin d’une part, avoir des interlocuteurs reconnus ou que l’on place pour avoir des relais lorsqu’il faut prendre les décisions et d’autre part, pour mieux maîtrisé les variations d’opinion. Des exemples récents ont mis en évidence ces pratiques. L’un des derniers en date, lors de la grogne des producteurs de fruits et légumes et la convocation devant tous les médias à des fins politiques, des responsables de la grande distribution.

 

Bénédiction du consommateur qui trouve en un seul lieu la totalité de ses besoins et surtout qu’il peut acquérir en venant en véhicule automobile. Vous savez, cette bagnole que personne aujourd’hui ne peut se passer, précisément pour faire les 500 mètres qui mène au boulanger, au boucher ou à l’école. C’est bien là où les responsables de la grande distribution ont tapé dans le mille, en offrant des espaces de parking plus importants que les surfaces de vente. Les prix pratiqués sont-ils moins élevés qu’ailleurs ? Certains produits d’appel, le sont en effet, des conditionnements, que personne ne consommera en totalité, réduisent certainement le prix à l’unité. Mais l’économie est-elle réelle ?

 

En conséquence, on peut remarquer que nombreux sont ceux qui par intérêt personnel ou par intérêt des structures auxquels ils sont rattachés, souhaitent le statu quo. Pourtant, si l’on convient qu’il faut trouver des solutions à tordre le cou au chômage, toutes les pistes doivent être explorées, la suppression de la grande distribution en est une.

 

Les freins

 

Le frein essentiel pour limiter l’impact de la grande distribution viendra du consommateur, dont le conditionnement de ses habitudes a été mené par une politique de petits pas concertés ou inconscients par ceux qui en ont été les vecteurs d’un discours profitable au changement des méthodes commerciales dans tous les pays industrialisés.

Dans un premier temps, il fallait copier le modèle américain. Puis ensuite, on devait trouver une réponse efficace aux flux migratoires vers les grandes villes qui amenaient un nombre de chalands importants. Le développement des habitudes en matière de déplacement et d’utilisation de la voiture se heurtait à l’incurie des villes à assurer les déplacements des citoyens ou le parking d’un parc automobile en constante évolution. Il fallait répondre aussi aux directives sanitaires (que les lobbys de l’industrie alimentaire par exemple exigeaient auprès des dirigeants politiques) et ainsi de suite, de bonnes raisons ont été avancées qui toutes prises indépendamment pouvaient être acceptées par le plus grand nombre. Les médias ont joué aussi leur rôle néfaste, notamment la télévision avec ses programmes absurdes comme, « Combien çà coûte ? ».

 

Aujourd’hui il faudrait faire prendre conscience aux citoyens, par une démarche inverse, de l’utilité de supprimer la grande distribution. Cela ne peut qu’être que difficile, car les moyens financiers seront du côté de ceux qui ont un intérêt personnel à ce que le modèle se poursuive et se développe à l’instar des implantations actuelles dans les pays émergents. Ces installations qui à terme produiront les effets analogues sur l’emploi dans les pays concernés.

 

 

Les solutions.

 

Il faut aider à la création du petit commerce en premier lieu. Les aides doivent être de plusieurs natures.

Comme la bagnole semble être l’objet à ne pas déroger, il faut augmenter les parkings dans les centres ville ou en périphérie avec des moyens efficaces de relais entre les boutiques (navette avec fréquence élevée par exemple).

Il faut réhabiliter les espaces de vente en centre urbain et dans les zones rurales, agir pour que la location ou l’acquisition d’un fonds de commerce ne soit pas rédhibitoire.

Il faut que les banques acceptent le financement des aménagements et du fonds de roulement, à des taux réduits pour tout projet de création de commerce de proximité et de détail. Pour couvrir les difficultés éventuelles de remboursement il faut créer un fonds de solidarité qui pourrait couvrir les pertes financières.

Par ailleurs, il faut faire en sorte que les taxes supportées par la grande distribution soient très élevées. Ces charges seraient proportionnelles à la surface couverte par la grande surface. Cela inciterait à revoir la distribution en de petites surfaces. Le produit des taxes pourraient être affecté aux commerçants de détails qui, par contrat avec l’état, seraient obligés de respecter un taux de marge qui déterminerait le montant de l’aide convenu. Ainsi le prix final des produits aux consommateurs resteraient maîtrisés. Les commerçants pourraient s’approvisionner directement auprès des producteurs locaux et obtenir des prix d’achats qui permettraient au producteur de vivre et au consommateur de bénéficier de prix convenables. La consommation ne serait pas freinée, la relocalisation de production serait possible (création d’entreprise, (artisan, PME, exploitation agricole, etc.), la création d’emplois suivrait à coup sûr en synergie à ce redéploiement du commerce.

 

Conclusion.

 

La grande distribution en favorisant l’industrialisation de la production dont la logique est la rentabilité extrême crée un cercle infernal de suppression d’emplois. Elle fait disparaître aussi tout un savoir-faire agricole et artisanal qui amène la paupérisation des zones rurales et en conséquence influe sur la croissance et donc sur l’emploi. La grande distribution pousse par sa politique d’achat (afin de générer des marges importantes et fournir des dividendes à ses actionnaires) à la délocalisation pour la production de certains produits (Viande, fruits, légumes, habillement, produits ménagers, etc.). La délocalisation est source de la destruction des emplois. La présence monopolistique de la grande distribution ne permet pas aux petits commerçants de lutter à armes égales, -est-il possible de trouver un quincailler aujourd’hui par exemple- pourtant il évitait le gaspillage en permettant les réparations.

La grande distribution est capable de mener un lobbying important auprès des politiques, des élus locaux, des associations qu’elle sponsorise, des médias qui flagornent pour obtenir leur part de publicité, des industriels qui attendent des circuits simples de distribution, des organes de formation qu’ils financent. De ce fait, le discours ambiant leur est tellement favorable qu’il peut paraître inconvenant de la remettre en question et surtout de vouloir la clouer au pilori.

 

Pourtant c’est l’une des solutions pour lutter contre le chômage, Il est impératif de la supprimer et réorganiser le commerce.

 

Un homme politique aura-t-il le courage de prendre des décisions efficaces pour empêcher la nuisance de cette pieuvre aux milles tentacules qui touchent tous les pans de l’économie pour son seul profit.

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 22:16

Tout d’abord que cela soit clair, je ne suis pas favorable au terrorisme et à toute forme de violence. Je n’ai aucune compassion ou admiration pour Ben Laden. Je ne suis pas islamiste, n’y islamisant, je suis laïque et athée.

 

Pourtant je suis scandalisé par l’annonce faite ce jour, 2 mai 2011, en grande pompe par le Président des Etats-Unis Barack Obama. Des commandos américains sur son ordre ont tué Oussama Ben Laden sur le territoire pakistanais.

 

Je suis surpris aussi du silence des politiques de tout bord qui à la mi-journée ne s’étaient pas publiquement prononcés et pris parti clairement par rapport à la déclaration du Président des Etats-Unis.

 

Qu’une soi-disant démocratie prête à s’offusquer de tout acte de violence s’exerçant sur la planète, s’autorise de tuer de sang froid un homme me révolte.

 

Le temps des cow-boys et de leurs méthodes expéditives est-il de retour ? Il semblerait en effet !

 

Une civilisation mature et pérenne se doit de rejeter la loi du Talion. L’un des principes fondamental de  notre société contemporaine est l’existence d’une justice impartiale et proclamant ses jugements sur des faits avérés.

 

Ben Laden devait être jugé par une Cour Internationale.

 

Il semblerait que la cache de Ben Laden était connue depuis 8 mois. Cela laissait le temps à une préparation minutieuse pour l’arrêter et le conduire devant les Tribunaux. Or, il apparaît que ce n’est pas le choix qui a été préconisé par les autorités américaines, délibérément on a assassiné.

 

Une telle action est-elle différente de celle des terroristes qui exécutent leurs otages ? Est-elle différente d’un kamikaze qui tuent sciemment en se sacrifiant des femmes et des enfants ? Ce sont des crimes. L’ordre donné par Barack Obama est un ordre criminel.

 

Une élection présidentielle fut-elle celle des Etats-Unis, justifie-t-elle l’exécution d’un homme ?

 

Les Etats-Unis, avaient ils peurs d’un procès public d’Oussama Ben Laden ? Fallait-il le faire taire ? Ces questions ont lieu d’être posées après une telle décision.

 

Que pensent les dirigeants politiques français de cette sentence, il devraient se positionner clairement.

 

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 15:50

Trouvez-vous normal que des jeunes filles soient utilisées pour voler dans le métro parisien et dans d’autres lieux où les touristes affluent ?

Pourtant dans l’émission du 4 janvier 2011 sur TF1 « Appels d’Urgence » présentée par Carole Rousseau (http://www.tf1.fr/appels-urgence/) nous avons pu constater que pour certains, cela l’était !

Lors d’un reportage sur les pickpockets du métro, il a été exposé que des jeunes fillettes organisées, sévissaient régulièrement et étaient arrêtées par la police.

On pourrait se dire tout va bien la police fait son métier et permet de démanteler de nouveaux réseaux criminels.

Or, ce n’est pas tout à fait comme cela!

En effet, les fillettes arrêtées, conduites au poste de police sont interrogées. Selon un scénario préparé et certainement imaginé par des souteneurs d’un nouveau genre, elles déclarent ne pas posséder de papier, ne pas avoir de famille et être âgées de moins de treize ans. Elles donnent aussi un patronyme identique à consonance de l’Europe de l’Est. Après, les quelques heures nécessaires à cet interrogatoire, elles sont relâchées et elles rejoignent la rue ou le métro où elles vont de nouveau exercer leur talent de pickpocket.

Ceci me révolte.

La loi française prévoit que la scolarité est obligatoire jusqu’à seize ans, ces jeunes filles souvent à l’heure où elles sont arrêtées, devraient être à l’école.

Par ailleurs, il existe des institutions pour les enfants orphelins. Puisqu’elles indiquent toutes ne pas avoir de famille, elles devraient être considérées par la police et la justice, orphelines. En conséquence, elles devraient être accompagnées vers l’un de ces établissements. Sinon, cela s’apparente à de la non-assistance à personne en danger avec des circonstances aggravées.

Mettre temporairement ces enfants dans un établissement destiné à cet effet ne me semble pas choquant, tout au contraire. En effet, tout d’abord il serait possible ainsi de vérifier leur état de santé, de leur donner un environnement protecteur (absence de rétorsion pour ne pas avoir collecté suffisamment lors des vols, des repas de qualité, des lieux de repos, de sommeil et d’amusement adaptés à leur jeune âge), de leur donner de l’instruction en les scolarisant. Bien sur l’objectif ne serait pas de les garder dans cet environnement !

Il est fort probable qu’elles prendraient confiance et donneraient des informations utiles à la police pour remonter les réseaux, les empêcher de sévir et aussi pour retrouver leur famille. De plus, les éloigner des personnes qui les forcent à voler, mettraient celles-ci aux abois puisqu’elles n’auraient plus les ressources attendues.

L’objection qui peut être faite, c’est que ces criminels iront rechercher d’autres enfants ; oui très certainement. Mais, si la police et la justice française arrêtaient ces jeunes filles et les protégeaient, le réseau n’aurait plus de raison d’être puisque il serait non productif.

Si vous êtes comme moi, indignés par de telles pratiques judiciaires et policières, agissez partout où il est possible de se faire entendre, notamment le forum de TF1, les sites Internet gouvernementaux. Je ne veux pas apparaître comme un activiste, mais mon cœur et ma raison ne peuvent pas rester indifférents.

 

Un autre volet de cette émission montrait un reportage sur des policiers agissant pour tenter d’arrêter les jeunes délinquants qui volent, trafiquent ou rackettent.

Des jeunes furent arrêtés et interrogés par la police.

Les parents furent appelés au poste de police.

Un père de famille fut interrogé.

Il annonçait sans aucune pudeur au micro qui lui était tendu et devant la caméra : « Je suis fatigué, d’avoir à récupérer mon fils au commissariat. Hier soir je suis allé déjà le récupérer. Je suis fatigué. ».

Comment un père peut-il déclarer cela sans se sentir coupable du comportement de son enfant. L’éducation est une obligation des parents. Je dirai même que c’est l’obligation des adultes.

Cette démission collective et assumée des adultes est elle aussi, révoltante.

Hier, c'est-à-dire il y a quelques dizaines années, chacun des adultes se sentait concerné par le comportement des jeunes qu’ils côtoyaient. Ils intervenaient lorsqu’une bêtise était faîte. Ils prévenaient les parents lorsqu’ils les connaissaient et ceux-ci honteux réagissaient et tentaient de faire en sorte que leurs enfants aient un comportement irréprochable.

Aujourd’hui redevenons responsables des jeunes qui nous entourent, n’ayons pas peur d’eux.

Parents, n’assumer pas cette démission face à vos enfants, éduquez les.

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 15:47

J'ai découvert un petit conte qui vaut la peine d'être médité.

Olivier Clerc écrivain et philosophe a écrit la petite parabole suivante, celle de la grenouille chauffée (http://www.olivierclerc.com/dossiers/dossiers.php?id_dossier=149).

 

Vous mettez dans une casserole, de l'eau froide dans laquelle vous plongez une grenouille.

Celle-ci toute heureuse, nage et se détend en cette onde familière.

Cette casserole, vous la posez sur le feu, l'eau devient tiède, la grenouille continue à s'ébattre joyeusement comme au temps de l'été.

La température s'élève encore, la grenouille la trouve peut-être, un peu chaude mais continue à tourner en rond dans ce bocal.

L'eau devient vraiment chaude, la grenouille épuisée par la température, reste tranquille au fond du récipient.

Enfin l'eau commence à bouillir, la grenouille se meurt sans aucune réaction.

 

Or, vous auriez commencé à chauffer l'eau dans la casserole et à la porter à ébullition, puis vous auriez tenté  d'y plonger la grenouille celle-ci d'un coup de pattes aurait sauté en dehors de la casserole et serait encore vivante.

 

Regardez autour de vous, que ce passe-t-il depuis de nombreuses décennies ? Les dirigeants qu'ils soient des pays, des institutions ou des entreprises font évoluer par petites touches le contexte dans lequel nous vivons. Comme la grenouille chauffée, nous les acceptons et petit à petit, les avantages acquis disparaissent , tout ce que les anciens avaient par la lutte obtenu, est repris sans beaucoup de réaction. Nous nous réveillons un matin sûr de notre bon droit, mais celui-ci a été modifié et nous sommes démunis.

 

N'attendez plus d'être la grenouille ébouillantée, soyez critique à tout ce qui se dit, s'annonce, se passe , sautez en dehors du bocal, sensibilisez vos amis, vos relations, vos collègues pour que la riposte soit le rempart à tout avilissement de la population.

 

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 11:24

Est-ce exceptionnel qu’il tombe de la neige en hiver et qu’il fasse froid, au point de verglacer les routes, les pistes d’aéroport, les caténaires et les aiguillages, pour que nous soyons inonder (comme lors du dégel) d’informations relatives à cet événement ?

Pourtant, ce marronnier journalistique revient systématiquement.

Les hommes politiques en profitent pour se mettre sur le devant de la scène et faire en sorte que l’on ne parle plus, en espérant que la population les oubliera, des problèmes beaucoup plus inquiétant comme le chômage, la hausse des charges fiscales et autres épines qu’ils n’arrivent pas à extraire du pied de la nation. Dixit, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, les 8 et 9 décembre 2010, sur toutes les chaînes de télévision et radio a exposé le tout et son contraire sans se démonter.

Mais ce qui me dérange le plus dans ces épisodes, est le message sournois qui sourde et est véhiculé au travers de pseudo reportage auprès de ceux qui ont eu à éprouver par quelques gènes, ces intempéries.

Comme il est naturel que des personnes prisonnières des autoroutes encombrées par les accidents puissent sur l’instant être irritées et tenir des propos jusqu’au-boutistes, je pense qu’il serait de bon aloi de rappeler leur propre responsabilité.

Pouvons-nous admettre collectivement le bien-fondé de ceux qui déclarent qu’ils étaient partis de province pour rejoindre Paris et se sont trouvés bloqués sur l’autoroute alors que tous les bulletins d’information météos indiquaient les risques importants de chute de neige et de verglas. Personne présentement, ne peut se réfugier derrière le paravent de la méconnaissance, le marronnier journalistique énoncé précédemment les tient au courant. Connaissez-vous un automobiliste sans autoradio ? Avez-vous remarqué comme les hommes et les femmes d’aujourd’hui ressemblent à des « RoboCops », avec les fils qui sortent de partout et débouchent vers les oreilles, la bouche et les yeux pour les connecter vers le monde de l’information et de la communication. A quoi cela sert-il ? On peut tous ensemble se le demander !

Le message sournois dont je faisais référence ci-dessus est celui qui sous entendrait que les moyens ne sont pas suffisants. Pour une fois, je partagerai les propos de Monsieur Hortefeux.

En effet en tant que citoyen, en tant que contribuable, je suis totalement opposé à ce que l’on engouffre des sommes importantes pour des événements qui ne surviennent que tous les quinze ou vingt ans. C’est vrai que nous pouvons prendre comme exemple le Canada ou la Russie qui assurent la circulation sur leur territoire. Mais le froid intense, la neige, la glace font partie de leur quotidien hivernal et justifient les investissements et les moyens qui sont octroyés pour que la population puisse vivre avec le moins de gène possible. Sans aller aussi loin, les massifs montagneux français sont très rarement isolés pendant l’hiver, la riposte à la neige et aux intempéries existe.

Si nous devions équiper les aéroports, les autoroutes, les routes secondaires de l’Ile-de-France, de sorte que jamais la neige ne les bloque, il faudrait investir énormément en infrastructures et aussi engloutir un budget abyssal pour l’entretien et la maintenance. Je ne suis pas disposé à voir mes impôts augmenter pour répondre à cette logique qui me semble absurde. Etes-vous prêts vous aussi ?

Je pense que l’irresponsabilité et l’incivilité de certains doivent être pénalisées.

Se rendre à l’aéroport lorsque les risques d’annulation de vols sont réels, prendre sa voiture lorsqu’il est annoncé de la neige et du verglas, c’est avoir un comportement individualiste et incivique.

Certains vont répondre, oui, mais, il faut bien travailler ! A de rares exceptions, il est vrai qu’il est important de se déplacer car leur présence est dans une logique de continuité de services ou de sécurité de la vie d’autrui.

Pour certaines professions existent des assurances intempéries. Ne serait-ce pas plus simple de généraliser cette pratique à tous les emplois de façon à éviter le déplacement lorsque des bulletins météos sont défavorables. Ne serait-ce pas plus simple de laisser prendre une demi-journée de RTT aux salariés pour qu’ils rentrent chez eux avant le début des intempéries ? Ce ne sont que des suggestions, il y en a certainement d’autres.

Mais ce qu’il faut faire passer comme message et là les journalistes seraient bien inspirés de prendre cette voie, c’est que la démarche de chacun doit se situer vis-à-vis de la collectivité, que l’on soit employeur, profession individuelle ou salarié et que ceux qui l’oublient doivent être pénalisés c’est le prix logique à payer. Je ne plaindrai donc pas ceux qui ont passé la nuit dans leur voiture, dans les aéroports et les refuges que la collectivité à bien voulu mettre en place pour les héberger.

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : abonnés à " SU LU VU BU TU "
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 17:16

Demandez à un chômeur ce qu’il pense du Pôle emploi et qu’entendrez-vous ? Que des récriminations au mieux et au pire des quolibets de toutes natures.

 

Les critiques sont très rarement formulées à l’encontre du personnel mais essentiellement à destination de sa mission, de son organisation, de son rôle et de son utilité pour la recherche d’un nouvel emploi.

 

Afin d’écrire un articlé étayé de remarques pertinentes et vécues, je sollicite tous les lecteurs de cet article à donner dans la rubrique commentaire leur avis.

 

En espérant que la participation soit importante, je publierai ensuite un nouvel article qui tentera de faire la synthèse objective de toutes les anecdotes, les faits vécus, les avis qui auront été déposés.

 

L’objectif est, par mes faibles moyens, de faire bouger cette institution et qu’enfin les demandeurs d’emploi aient un organisme qui les aide vraiment à sortir de leur situation précaire professionnelle.

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 09:43

Le mode de gouvernement de M. Sarkozy est le népotisme, cela est un fait non contestable.

Ce mode de fonctionnement enferme en lui les germes de l'autocratie et de la dictature.

L'exemple de la gouvernance d’Omar Bongo est illustratif en la matière. Il a été publiquement qualifié de dictateur. Son régime a été décrié par certains hommes politiques français accompagnés par certains journalistes ou spécialistes des affaires africaines. Etait-ce pour se donner bonne conscience ? Dans un contexte politique où il est de bon ton de faire table rase du passé afin de se donner les faveurs des nouveaux dirigeants, un consensus est apparu lors de son décès pour dénoncer son régime.

Omar Bongo a comme chaque autocrate, commencé par placer ses amis à des postes importants qui ont noyauté ainsi tous les mécanismes de décision et aussi de contestation. Ensuite, il a place ses obligés qui ont poursuivi la tâche des amis avec encore plus de zèle et de virulence puisque leur avenir en dépendait.

 

Revenons en France. Regardez, tous les corps que l'on appelle constitués sont sous la coulpe de M. Sarkozy. Les copains sont récompensés par un Ministère, un poste dans un service public ou semi public ou une haute distinction. La Constitution a été modifiée pour augmenter le pouvoir du Président. Le Parlement devient une chambre d’enregistrement, le Conseil des Ministres un lever royal à la Louis XIV. Il décide personnellement sur les orientations de la télé, les radios, certains organes de presse.

En utilisant les outils démocratiques, il renforce son pouvoir, afin que chacune de ses décisions apparaissent légitimées par les institutions.

L'avenir politique français est en danger. Nombreux sont ceux qui jouent à l'autruche. D’autres opportunistes tentent de profiter de la situation comme les transfuges de la gauche qui ont fait de leur crédo le culte de la personnalité et rentrent ainsi dans le cercle népotique.

 

Est-ce qu’un véritable front démocratique se mettra en place ?

L’impression donnée est que l’individualisme, l’égocentrisme ont été pour des raisons essentiellement économiques, élevés à la hauteur d’un culte. Chacun à son niveau, se comporte comme le Président pour améliorer son propre profit aussi mince qu’il soit. Chacun se replie sur soi et comme une huitre se cache en se refermant pour ne pas ressentir la tempête. Pourtant, la pandémie de l’autocratie est visible. Que faut-il de plus pour qu’une conscience collective se lève et trouve les remèdes à son extension ?

L’exemple de 1940 n’a pas suffit à éclairer les consciences ! A l’époque aussi, nombreux sont ceux qui se mettaient la tête dans le sable. La réalité les a rattrapés !

 

A quand la réaction? Lorsqu’il sera trop tard!

Par plébéin - Publié dans : Société
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 11:14

Nous sommes aujourd’hui au lendemain de l’élection Européenne.

Les propos et les débats des hommes politiques portent essentiellement (je serai tenté de dire comme à chaque élection) sur leurs propres scores dans une vision égocentrique ou selon le cas leur rapport de force vis-à-vis de leurs interlocuteurs.

Pourtant, un sujet me semble essentiel, c’est le taux d’abstention.

Et si cette abstention avait un sens politique ?

Plaçons-nous dans l’hypothèse suivante :

50% des abstentionnistes veulent faire passer un message, soit 30% du corps électoral.

C’est en nombre beaucoup plus du score de l’UMP qui recouvre 28% de 40 % des électeurs. C’est évidemment plus que le score du PS, du Front de Gauche et du NPA réunis.

Et si nous nous essayions à une analyse de cette abstention ?

Dans chaque pays où le peuple s’est exprimé par référendum sur la Constitution Européenne, le non a été majoritaire. Bien que cela soit le constat de Monsieur Le Pen, est-ce qu’il faut pour ne pas donner l’impression de hurler avec les loups, ne pas l’exprimer aussi. Les analyses peuvent être identiques c’est l’orientation et les conclusions que l’on en fait qui peuvent être dangereuses. La poussée populiste dans certains pays où les partis d’extrême-droite sortent renforcés de cette élection tente à démonter que le rejet de l’Europe est important. Mais est-ce le rejet de l’Europe d’union des populations qui sont la chair à canon lorsque les guerres éclatent ou le rejet de l’Europe que les politiques nous construisent, qui sont exprimés au travers de ces votes d’extrême-droite ou de l’abstention ?

Les politiques de tous les pays font comme si, ils détenaient seuls la vérité et que leurs décisions étaient celles qui convenaient indubitablement à la situation. Certains ont choisi la voie parlementaire, d’autres tentent de contourner les référendums pour mettre en place l’Europe qu’ils ont choisis entre eux. Est-ce que le Citoyen Européen apprécie ces coups de force ?

 

Par rapport à la crise, on entend ce matin orchestrer par certains groupes de pression que les électeurs ont voté à droite, afin de tenter de demander aux gouvernants d’aller encore plus loin dans leur démarche de sauvegarde du capitalisme. Est-ce que cela ne veut pas dire tout simplement que ceux qui ont quelques biens, ont peur de les perdre et préfèrent le conservatisme ? Cela veut peut-être dire que les abstentionnistes ne retrouvent pas dans les propositions des partis de gauche dits de gouvernement une réponse à leur envie de changement. Quelle différence pour un électeur de base comme moi entre les programmes des partis de droite et les partis sociaux-démocrates ? L’élection d’un membre du parti socialiste français au FMI en est une illustration. Leurs réponses apportées vis-à-vis des systèmes boursiers, bancaires ne sont pas éloignées. La crise est un état de fait pour eux tous, aucun ne met sur la table les raisons qui l’ont amené. La mondialisation leur semble incontournable, ils s’en arrangent sans se poser d’autres questions sur la diversité des peuples et la richesse qu’elle a apportée à l’espèce humaine.

 

Je ne pense pas à être le seul à tenter de faire une analyse objective sur les raisons de l’abstention. Elles sont certainement diverses et variées, je n’ai assurément pas la capacité pour toutes les appréhendées. Cependant, comme toujours, les responsables de partis préfèrent cacher la vérité à la plèbe, des fois qu’elle réagirait.

 

Nonobstant, si l’abstention cachait véritablement un ras le bol de la majorité des européens envers les politiques suivies, alors les dirigeants seraient assis sur un tonneau de dynamite. Ce que l’Europe était censée éviter pourrait devenir un véritable brasier et un charnier sans précédent entre les peuples qui n’ont plus rien et les dirigeants qui ont tout

Je souhaite ardemment que l’on évite d’en arriver là.

Que ceux qui ont envie que cela change, apportez s’il vous plait, vos idées avec de véritables changements à la trajectoire funeste que le refus d’entendre le peuple pourrait amener.

Par plébéin - Publié dans : Société
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 11:49

En France, 6 000 décès de plus en cet hiver 2009.



Voici l’information laconique entendue sur toutes les ondes ces derniers jours.

 

 

L’explication donnée par d’éminentes personnalités du monde médical serait que ce nombre de décès supplémentaires par rapport aux années précédentes pendant la même période, proviendrait de la vague de froid qui a sévi en cet hiver 2009.

Ce sont les personnes âgées qui en auraient été les principales victimes.

 

Peut-on croire de telles allégations ?

De qui se moque-t-on ?

 

Si tel était le cas, la pyramide des âges dans les pays régulièrement exposés aux grands froids serait radicalement tronquée à partir de 60 ans. Est-ce le constat que nous pouvons tous effectuer?

Les véritables raisons sont certainement ailleurs, le froid a, peut-être été un facteur aggravant, mais il ne peut pas tout expliquer.

 

Les personnes âgées sont de plus en plus démunies. Le montant de la retraite est parfois ridicule. Les personnes seules doivent choisir pour survivre : Réduire les repas, réduire le chauffage, réduire les soins.

 

Ce dernier point est particulièrement visible. Le nombre de personnes ne pouvant plus se soigner correctement est en constante augmentation. Le remboursement des actes médicaux, des médicaments est en continuel réduction. A l’inverse, la part restant au malade est en perpétuelle augmentation. Le montant des primes des mutuelles complémentaires ( mutuelles qui n’ont aujourd’hui que le nom, puisqu’elles sont de plus en plus des organismes financiers, avec un objectif essentiel la rentabilité) est en hausse proportionnelle au désengagement de la Sécurité Sociale. Les revenus des personnes n’évoluant pas à la même cadence de cette inflation médicale, elles sont contraintes à ne plus se soigner.

Par ailleurs, obtenir un rendez-vous auprès d’un spécialiste de santé dans certaines régions, relève du parcours du combattant. Il faut des mois d’attente pour l’obtenir. Certains persévèrent, d’autres abandonnent. Parfois, la visite survient trop tard.

Le système social et médical, en France, est en faillite sous la pression de la rentabilité à tout prix. Le système économique exclu les plus pauvres, les plus démunis, les plus faibles. Résultat :, les personnes âgées se meurent dès qu’une vague de froid  qui n’a rien d’anormal survient.

Il faut réagir en masse.

 

Demandons tous ensemble avec insistance, qu’une commission d’enquête établisse la vérité afin que cela ne se reproduise plus dans le futur.

Cette commission d’enquête doit être indépendante (indépendante des pouvoirs publics, financiers et gouvernementaux). Son financement doit être assuré par des organismes n’ayant aucun lien avec le Pouvoir, l’ordre des médecins et des acteurs économiques du monde de la santé.

 

REVOLTONS NOUS DEVANT L’ABANDON DES PLUS DEMUNIS.

 

FAISONS EN SORTE PAR NOS ACTIONS, NOTRE INSISTANCES, NOTRE SOLIDARITE, QUE LA VERITE ECLATE.

Par plébéin - Publié dans : Société
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 09:51

Comment le pouvoir tente de détourner la grogne qui monte, monte et enfle de jour en jour.

 

Avez-vous remarqué l’orchestration du battage médiatique autour des parachutes dorés, stock-options et autres gratifications donnés à une certaine catégorie de personnes dans les entreprises et en particulier les dirigeants ?

Ne me faites-pas dire ce que je ne dis pas ! Je suis révolté moi aussi par le cynisme et la désinvolture que certains dirigeants manifestent dans la gestion de leur entreprise. Ceci doit-être dénoncé.

 

Aujourd’hui, le pouvoir français et son super leader s’en font les choux gras pour détourner le mécontentement général des véritables motifs et de l’incapacité qu’ils ont à améliorer la situation.

Vous constaterez aussi que ce discours est proféré avec la bénédiction de la majorité des autres organisations qu’elles soient politiques, syndicales, consulaires ou professionnelles. Un consensus s’est établi autour de ces agissements. Chacun y trouve son compte, les soi-disant experts de toutes natures qui n’ont pas été capables (ou n’ont pas voulu afin de protéger leur pré carré) de s’élever contre la faillite que chacun d’entre nous pressentait. Les organisations politiques dites d’opposition qui ont peur d’aller à contre-courant du discours de l’etablishment pour tenter de garder leur corps électoral d’une part, et que d’autre part, d’appliquer le modèle de la pensée unique, identique à celui de la majorité actuelle ayant suivi les mêmes cursus universitaires économiques et sociaux assurés par les mêmes gourous (c'est-à-dire les soi-disant experts cités plus haut). Les organisations syndicales « dites ouvrières »sous le charme des promesses que le pouvoir leur a faites de leur donner une place à la mode allemande dans la représentativité des corps constitués et dans les conseils d’administration, qui sont plus intéressées par le nombre de syndiqués que par une véritable lutte pour le bien des employés, des salariés et des employés. Les organisations syndicales et consulaires proches du patronat qui trouvent là une occasion de tenir des discours de virginité. Le pouvoir et Môssieur le Président tente de surfer sur cette vague poussée par des vents de toutes alizées pour NOUS détourner des véritables sujets de mécontentement.

 

Pourtant, si certains dirigeants agissent ainsi, n’est-ce pas la conséquence logique à de multiples mesures qui ont été prises dans un passé proche et à la politique conduite ?

Par exemple, à quoi servirait de se donner des stock-options s’il n’y avait pas de Bouclier Fiscal et que les plus-values étaient taxées à 70, 80 ou 90% ? Qui est-ce qui a décidé cette mesure ?

Autre exemple, est-ce qu’un dirigeant ayant reçu de la part de l’Etat (de Monsieur Sarkozy) quelques millions d’euros pourrait s’attribuer de tels revenus si dans le Conseil d’Administration des représentants de l’Etat siégeaient et pouvaient voter contre les décisions du dirigeant. Pourquoi est-ce possible ? Parce que Monsieur le Président du haut de son piédestal a pris une décision à la petite semaine sans réflexion (le peux-t-il ?) comme d’habitude dans une logique de communication et d’esbroufe.

Par ailleurs, la logique capitaliste en place et que personne ne condamne, est de rentabiliser au maximum une entreprise au profit des actionnaires sans ce soucier du lendemain. Qui sait à qui appartient aujourd’hui une entreprise ? Ceux qui détiennent les entreprises sont des actionnaires multinationaux, des fonds de pensions, des organismes financiers dont le seul objectif est de se faire le maximum de profits. Les dirigeants sont nommés selon cette logique et souvent sur un siège éjectable car les décisions rationnelles du Conseil d’Administration n’existent pas et que pour se protéger, ils ont inventé ces indemnités de départ afin d’avoir le seul poids reconnu face aux actionnaires, l’argent et le manque à gagner que représente leur départ. Maintenant que l’on s’étonne de telle pratique, est fort. C’est le système lui-même, ce système béni par les dirigeants en place qui en est la cause. Alors, masquons-le ! Crions au loup, comme le crie Notre Super Président avant le sommet du G20 (Attendons l’issue du G20, nous pourrons alors estimer son niveau de couardise.). On nous dirige dans l’illusion.

Notre Super Président a peu de qualités mais reconnaissons lui au moins celle–ci, il est le champion de l’illusionnisme.

 

Qui aura le courage de dire qu’il faille changer de système politique, qu’il faille changer notre modèle de pensée économique. Le libre échange capitaliste mène la société humaine à la faillite. Ceux qui sont ses suppôts, vous dirons que jamais le bien-être des gens n’a autant progressé depuis l’extension de ce modèle à toute la planète. Ils oublient de dire que s’ils, eux-mêmes, sont présents c’est que leurs ancêtres ont protégé la planète qu’ils n’ont pas vécu dans leur majorité à vouloir toujours plus, de manière égoïste sans ce soucier de leur voisin, de leur action.

 

Mesdames, Messieurs, les leaders politiques, les leaders syndicaux projeter vous vers l’avant. Soyez inventifs, ne soyez plus suivistes d’une ligne sociale, économique et écologique qui va dans le mur. Démarquez-vous que diable ! Proposez-nous un nouveau modèle tout en rupture. Sinon la rupture vous la subirez par la force. Le peuple n’en peut plus et lorsqu’il en arrive à des extrémités, il se révolte. C’est dans le sang, C’et la dictature qui nous guette si vous n’avez pas le courage de sortir de vos certitudes passéistes.

Par plébéin - Publié dans : Société
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