Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 22:57

Boycotter les jeux olympiques.

 

J’ai entendu dans une radio d’information, un ancien sportif de haut niveau ayant eu des responsabilités politiques s’exprimer contre le boycott par les sportifs des jeux olympiques de Pékin.

L’argumentation se développait sur le fait que les sportifs qui devaient participer aux jeux olympiques avaient consacré toute leur énergie à s’entraîner pour cet évènement qui avait lieu tous les quatre ans.

Leur demander de boycotter les jeux revenait à les priver d’une éventuelle médaille et aussi du plaisir d’une participation à un événement planétaire, cible de tout sportif de haut niveau.

Quelle dérisoire raison !

 

Quelle dérisoire raison en effet, eu égard à l’entraînement que la population chinoise ou tibétaine développe à ne pas bénéficier des droits élémentaires dont devrait bénéficier tout humain vivant sur notre planète. Entraînement qui se déroule de la vie à la mort, sans espoir d’une moindre reconnaissance, même de ceux qui, comme les sportifs viendront s’éclater sur les pistes, dans les gymnases, les piscines ou autres lieux d’activité réservé à l’événement Olympique.

 

Que les sportifs sortent de leur nombrilisme et prennent conscience qu’ils sont les otages (comme certains le déclament) non pas de ceux qui demandent le boycott mais des puissances médiatiques, des puissances financières, des puissances industrielles, des puissances politiques, dont l’évènement sportif n’est que prétexte à leur propre profit.

 

Le marché chinois serait une manne, il devrait permettre à tous les peuples de mieux vivre, c’est le discours entendu à loisir et orchestrer par toutes ces puissances qui ont des intérêts à s’y implanter. Personnellement, je n’y crois pas, qu’il profite à quelques uns certainement, qu’ils nous profitent à nous, citoyens de toutes les nations, c’est une illusion pour mieux nous faire avaler la pilule.

 

Dans l’immédiat, les sportifs font partie des profiteurs, leur notoriété va augmenter lors de leur participation, les sponsors vont s’intéresser à eux. Leurs avantages financiers à court et à long terme ne seront pas négligeables. Mais, que représentent des milliers de sportifs en regard de milliards d’êtres humains qui souffrent, que représentent des centaines de sportifs médaillés qui toucheront des primes en regard des milliards d’affamés.

 

La balance est objective, elle sait pencher du côté du plus lourd, si elle penche trop vite elle a aussi tendance à éjecter les plus légers, dans le cas qui nous intéresse les jeux olympiques de Pékin sont bien légers et devraient dégager.

 

Je le regretterai car j’aime le sport, j’aime l’incertitude du sport, j’aime le courage des sportifs, je suis moi-même un pratiquant.

 

En alternative, messieurs les représentants des disciplines sportives organisez des rencontres mondiales aux dates prévues pour les jeux de Pékin dans des infrastructures existantes  (ex : le foot en Afrique, la voile en Australie, l’athlétisme en Asie, le basket aux Amériques, etc., etc. etc.) et faites de cette période une réunion planétaire des sportifs, partout où il sera possible ainsi qu’une véritable fête dans l’intérêt des sportifs.

Par plébéin - Publié dans : Le sport
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 21:23

Les jeunes ont sauté la page de Mai 1968.

 

Que veux bien dire Mai 1968 pour quelqu’un qui a moins de 50 ans. Rien ! Et c’est normal.

C’est un fait de l’histoire récente pour toute une population qui ne l’a pas vécu. Un point c’est tout.

 

Pourtant c’était le titre qui faisait la une de certain quotidien.

 

Donc, la question mériterait-elle d’être posée ?

 

Bien que certaines têtes pensantes au plus haut sommet de l’Etat, voudrait éradiquer tout ce qui découle de ce Mai 1968 où le mouvement Occident, constitué de membres de la droite française dans lequel ont sévit des personnes qui allaient devenir des Ministres ou des responsables politiques, combattait les idées sociales, égalitaires et liberticides des manifestants et des grévistes, certains s’interrogent sur le ressenti des jeunes.

 

Ce titre m’interpelle.

 

Est-ce l’approche du quarantième anniversaire qui justifie cet intérêt ?

 

Pourtant, il y a eu de nombreux anniversaires depuis mai 68. Quarante n’est pas un chiffre particulièrement singulier pour qu’il suscite autant de sollicitude !

 

Je ne pense pas que c’est parce que ceux qui ont été grévistes lors de ce mois de RUPTURE (le mot n’est pas nouveau, la rupture n’est pas une notion nouvelle), partent à la retraite. Il restera encore des témoins dans 10 ans lors du cinquantenaire qui est traditionnellement un anniversaire marquant.

 

Je suis persuadé que c’est plus par la peur d’un « remake » de ces évènements que l’on tente par tous les moyens de désacraliser ce mois de mai symbole de toute les luttes et de toutes les révoltes.

 

La critique injustifiée de M Sarkozy fait craindre le pire. La presse qui est sous son contrôle ou qui est inféodée tente de désamorcer toute velléité de mouvements nationaux qui pourraient amener la destitution du monarque actuel.

 

Le climat social, international, les difficultés financières, pour se loger, pour trouver un travail que rencontre la majorité des français, les désillusions envers les institutions, les répressions de toute nature, l’envoi de troupes dans des combats pour des intérêts financiers, etc. etc. ont une coloration qui rappellent étrangement l’avant 68.

 

Les ingrédients pour la mayonnaise sont présents, il suffit de la monter.

 

Je crois dans l’analyse des jeunes et de leur révolte pour que cette mayonnaise se fige et devienne consistante. Leur avenir est totalement bouché (certains disent incertains !), la répression s’exerce contre eux, ils ne veulent pas d’une escalade de violence, ils souffrent d’être un peuple devenant la risée des autres nations.

 

Le titre que j’aimerai lire : Les jeunes se sont révoltés en mai 2008.

 

Par plébéin - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 21:11

Jeux Olympiques : passage de la flamme.

 

Je m’interroge sur le bien fondé d’accepter le passage de la flamme Olympique en France ainsi que dans les autres pays démocratiques.

 

Sans bannir l’héritage de Pierre de Coubertin, je pense qu'il faut dire non. C’est lui faire injure que d’accepter de participer à cette mascarade du parcours de la flamme jusqu’à PEKIN.

 

Les valeurs qu’elle est censée représentée sont bafouées depuis longtemps mais encore plus pour ces jeux de Pékin qui se déroulent dans un pays où les droits de l’homme ne sont pas ceux reconnus au niveau universel.

 

Il faut avoir le courage de dire non à la flamme Olympique, qui aujourd’hui, ne s’inscrit plus dans les idéaux de Pierre de Coubertin, mais est reprise de façon éhontée et hypocrite par des groupes de profits de tout acabit (politiques, financiers, sociaux) galvaudant par le fait la très noble idée qui l’avait engendrée.

 

Dire non, c’est un moyen aussi de rendre hommage à Pierre de Coubertin et à sa mémoire.

Les jeux et tout le décorum qui les accompagne maintenant, n’ont plus rien  voir avec les idéaux humanistes et sociaux qui étaient recherchés.

 

Dire non, c’est éviter que des nations comme celle de Chine puisse en tirer quelques bénéfices, alors que leur comportement envers leurs citoyens ne sont pas en regard de la pensée de Pierre de Coubertin.

 

Dire non, c’est empêcher que les groupes financiers au nom de leurs propres et uniques intérêts influencent les décisions prises pour le déroulement des olympiades.

 

Dire non, c’est ne pas se soumettre à la pression médiatique et surtout télévisuelle qui voit un moyen unique d’augmenter leur audience.

 

Dire non, c’est aussi sortir de cette pensée unique qui voudrait nous laisser croire que l’Olympisme est toujours aussi beau, aussi désintéressé, aussi porteur de promesse d’avenir.

 

Dites non avec moi et, recherchons ensemble des idées humanistes permettant à notre société de répondre aux besoins de l’homme.

Par plébéin - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 21:04

Présentation de l’auteur :

 

Comme je déplore lorsque je lis la presse, j’écoute la radio ou lorsque je regarde la télévision de constater que des personnes expriment des idées sur la politique, la vie économique et sociale sans faire référence à leur propre idéologie, je tiens à ce que les lecteurs me connaissent en me présentant par quelques mots et tempèrent mes propos bien que je tenterai d’être le plus objectif possible. Mais est-ce possible ? Surtout que je souhaite d’une part, prendre position sur des décisions, des événements, des lois ou règlements, les comportements des uns et des autres, la société dans laquelle je vis et d’autre part, exprimer des (mes) idées en essayant de les argumenter.

 

Je suis né du temps du « baby boom », je suis par conséquent un senior comme on dit aujourd’hui, pour ne pas dire un vieux, un croulant. Je suis encore actif, bien qu’ayant atteint l’âge de la « pré-retraite » décrétée par les employeurs. Je vis dans la région parisienne depuis de bien longues années après une enfance parmi le monde rural où j’ai conservé de nombreuses attaches. Issu de l’immigration du début du siècle dernier, j’ai vécu dans un milieu pauvre où il fallait attendre la paie de la fin de semaine pour quelques fois rembourser les « ardoises » laissées à l’épicerie, à la boulangerie et tenter de vivre la semaine suivante. Mon éducation est pourtant de type « bourgeoise », mes parents prenant comme modèle les notables français afin d’être respecté et de s’intégrer à la population (de l’époque !) très xénophobe se grisant de « portos », « ritals » ou « pingouins » comme qualificatifs de leurs voisins venant d’ailleurs. Cependant, j’ai eu la chance de suivre des études supérieures. Aujourd’hui, j’appartiens à la classe moyenne dans la catégorie des cadres supérieurs et profession libérale.

 

Je suis un homme de gauche, j’ai longuement milité en tant que syndicaliste pour tenter d’améliorer le quotidien de mes collègues, refusant la contradiction systématique, venant toujours avec des propositions sous le bras lors des rencontres revendicatives. J’ai eu « ma carte » au PS pendant quelques années, mais refusant de m’asseoir sur les idées et certains concepts qui m’avaient amenés à adhérer, aux dépens de stratégies électorales. Néanmoins, j’ai toujours voté à gauche. Lorsque l’alternative n’a pas été possible, je me suis déplacé pour rendre un bulletin nul (élection de M J Chirac par exemple). Certains diront que je suis un utopiste, d’autres un naïf, un doux rêveur, ou tout autre qualificatif peu gratifiant. Je suis certainement borné et têtu à ne pas vouloir vendre mes idées au diable, je le revendique et mon miroir ne m’a pas encore giflé !

 

Vous savez tout de moi ! Du moins, vous savez l’essentiel pour me classifier, m’accrocher une étiquette dans le dos, me ranger dans une case colorée. Je serai identifié activiste pour les uns, militant pour les autres. Je me qualifierai tout simplement, français moyen, observateur du monde dans lequel je vis, activiste pour que la société humaine ne se construise pas contre l’homme, militant pour éviter que les faibles ne soient pas en permanence les « souffre-douleur » des puissants.

 

Lisez-moi. Commentez ! C’est de la pensée de tous que peut se construire une société acceptée par tous. Si mon petit tribut et votre forte participation pouvait faire avancer d’un petit pas le bonheur d’être un humain, ce ne serait pas si mal, non ?

Par plébéin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés