Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 11:50

 

J’appelle au boycott des grandes surfaces et de la grande distribution.

J’en appelle aux politiques pour qu’ils inscrivent dans leur programme un plan de suppression de la grande distribution.

 

Pourquoi ?

 

Les maux causés par la grande distribution sont multiples. La liste que je sais malheureusement non exhaustive peut se résumer ainsi, appauvrissement des fournisseurs (surtout agricole), monopole sur les prix de vente, uniformisation de l’offre (alimentaire, habillement, entretien, habitat), politique de saisonnalité contraignant le chaland à une démarche grégaire, offre non orientée vers le besoin du consommateur mais uniquement motivée par la rentabilité, l’arnaque en connivence avec les pouvoirs publics lors des périodes de solde, elle est le suppôt du ministère des finances pour le calcul du taux d’inflation (prix bas sur certains produits (de mauvaise qualité !) du panier entrant dans le calcul de l’indice), la déshumanisation des centres ville en s’installant en zone périphérique désertée hors des heures d’ouverture, les délocalisations, la destruction des emplois et la paupérisation de la majorité de leurs employés, etc., etc.

J’aborderai ce jour que celui de l’emploi qui me semble fondamental en cette période, où le chômage augmente, où le pouvoir d’achat baisse, où les prestations sociales ne permettent plus aux plus démunis d’avoir un niveau de vie correct, où l’avenir salarial semble totalement bouché pour ceux qui sont en activité ou les jeunes à la recherche d’emploi.

 

Le constat.

 

L’arrivée des grandes surfaces sur le territoire national sous l’ère Pompidolienne a bouleversé totalement l’ensemble du paysage français, qu’il soit visuel (zone à la périphérie des villes consacrée à la grande distribution), qu’il soit de répartition de l’activité commerciale (disparition dans les centres ville, des commerces de détail et de proximité), qu’il soit de la désertification des zones rurales, qu’il soit de la production locale et traditionnelle (disparition des artisans et des petites entreprises au savoir-faire ancestral mais à la production en volume réduite), ou qu’il soit de la production agricole (agriculture intensive, élevage en batterie, …), etc.

Les produits ont peu d’importance pour la grande distribution. L’objectif principal est le flux financier généré par la vente, l’écart de temps entre la recette provenant de la vente et le paiement des fournisseurs, permet des placements au jour le jour beaucoup plus rentables que la marge nette obtenue. Le marketing est le moteur de la démarche, susciter auprès des consommateurs l’envie d’acheter des lots de marchandises qui seront payés sous 30 jours, voilà l’obsession permanente de la Direction Financière de ces grands groupes. Que le prix d’achat soit compatible avec la rentabilité de l’entreprise qui a livré le produit n’est pas la préoccupation. Que le client trouve au moment où il le souhaite la marchandise dont il a besoin ne tourmente pas la Direction des Achats (Qui n’a pas cherché désespérément dans les rayons ce qu’il était venu acheter ?).

 

La grande distribution a une approche déshumanisée de son activité. Le client est un ticket de caisse. Ses prix d’achats ne sont pas régis par les lois normales de la concurrence en fonction de l’offre et la demande, mais selon sa posture autocratique liée à sa position monopolistique. Le maître mot n’est pas le service rendu, mais la rentabilité systématique au profit de ses actionnaires.

 

Le commerçant de quartier a lui, au contraire, un rôle social, motivé par la réponse à apporter à ses clients, soucieux de préserver l’activité de ses fournisseurs dont la qualité des produits dépend de la viabilité de leur entreprise. Une synergie d’intérêts se noue autour du commerçant de détail, ses propres intérêts (conserver sa clientèle en la satisfaisant), ceux du client, ceux des fournisseurs, ceux de l’espace sociétal dans lequel il est établi (convivialité, respect des personnes âgées et des personnes fragiles, présence en centre-ville, etc.).

 

 

Les conséquences sur l’emploi.

 

Les études portant sur l’emploi dans le commerce masquent la réalité en ne s’intéressant qu’au seul secteur du commerce. En effet, à la lecture à titre d’exemple d’une étude du CREDOC  (cahier de recherche n° 229 novembre 2006 dirigé par M. Laurent Pouquet)., il est attirant de croire que le développement de la grande distribution est facteur de création d’emploi.

Or, il n’est mis en évidence dans les différentes études que la mutation qui s’est établie, passant de la disparition des commerces indépendants au profit des grands acteurs du commerce. Ainsi en effet, le nombre d’emplois selon les statistiques semblent avoir augmenté, bien que l’on masque une réalité, les commerces indépendants étaient souvent tenus par des couples où seul l’un des membres était déclaré actif. De plus, les chiffres bruts ne tiennent pas compte pas compte d’une part, de l’évolution de la démographie pendant la période concernée par l’étude et d’autre part, de l’impact de la grande distribution sur les autres secteurs de l’économie.

 

C’est ce dernier point qui est intéressant à étudier.

Pour faciliter la compréhension, prenons le parti pris d’étudier deux modèles commercial, l’un basé sur le commerce de détail et de proximité composé de petites surfaces de vente dans une logique de libre installation et indépendante, le second organisé selon les principes de la grande distribution, répartie dans de grandes surfaces de vente (Hyper ou supermarché), à dominante alimentaire ou spécialisée (GSS).

Les commerçants du premier modèle s’approvisionnent auprès de grossistes ou directement auprès de producteurs indépendants, font réaliser leur gestion et leur comptabilité par des experts externes, utilisent les services d’artisans pour l’aménagement et l’entretien de leur espace de vente, s’appuient sur des petites structures de communication pour leur publicité et leur marketing, s’équipent en moyen des nouvelles technologies (caisses électroniques, ordinateurs, terminaux de paiement, téléphones, internet, etc.), utilisent des moyens dédiés pour l’approvisionnement et les livraisons (voitures, fourgons, …) et les font entretenir par des garagistes locaux, ils emploient des collaborateurs pour assurer leur activité commerciale.

 

Les grandes surfaces alimentaires ou spécialisées, négocient directement par leur direction des achats l’approvisionnement, généralement, pour l’ensemble de leurs espaces de vente. Leurs fournisseurs sont des industriels ou des structures de production capable de fournir de grandes quantités de produits. Elles possèdent leurs propres hubs d’approvisionnement des surfaces de vente et s’affranchissent généralement de la relation avec les grossistes. Leur gestion et leur comptabilité est centralisée, elles utilisent des moyens techniques de traitement de masse (par exemple : EDI). L’aménagement des structures de vente est rationalisé et standardisé selon une logique de fabrication industrielle (gondoles identiques, linéaires composés d’éléments modulables, caisses standardisées, etc.). Elles emploient une main d’œuvre peu qualifiée et faiblement rémunérée (temps partiel) sur les surfaces de vente pour les travaux de caisse et d’approvisionnement des rayons. Elles sont organisées selon un organigramme hiérarchique avec au sommet des diplômés de haut niveau. Elles ont souvent leur propre service financier à destination de la clientèle.

 

Il est évident qu’en réduisant le nombre de point de vente, concentration dans les grandes surfaces, l’activité induite ou en synergie par la présence de ces points de vente se réduit. Ainsi, l’aménagement d’une grande surface ne profite que très rarement aux petites structures artisanales. La gestion et la comptabilité d’une société cotée au CAC 40 ne sont pas assurées par le cabinet d’expert comptable de la localité où se situe l’espace de vente mais dans une direction comptable et de gestion située au siège. L’équipement informatique et téléphonique est standardisé et géré par un organe central pour un ensemble de supermarchés (ou hypermarchés). Les centrales d’achat ont supplanté la relation avec les grossistes et semi-grossistes qui disparaissent peu à peu (ex : MIN de Rungis). La demande de produits de la grande distribution vers le secteur de production de masse a détruit tous les circuits de distribution des petits producteurs (agricole, produits régionaux, etc.) qui ont perdu leurs débouchés et ont disparu. Au total, ce sont des centaines de milliers d’emplois qualifiés qui ont disparu au fur et à mesure du développement des grandes surfaces. C’est aussi un ensemble de savoir-faire professionnel qui n’existe plus. La grande distribution est bien le fossoyeur de l’emploi en France.

 

Les raisons de la présence de la grande distribution.

 

Le développement de la grande distribution a reçu la bénédiction de toutes les composantes des Etats, les éléments ci-dessous tentent d’en apporter l’illustration.

 

Bénédiction des industriels qui trouvent des interlocuteurs moins nombreux pour écouler leurs productions. C’est le cas de l’industrie alimentaire (les grands groupes comme Danone ou Nestlé par exemple) qui peut aussi modifier les habitudes alimentaires des consommateurs par des actions marketing. Ils phagocytent les linéaires des grandes surfaces de nouveaux produits plus adaptés à la production industrielle et donc leur permettant ainsi d’augmenter leur rentabilité. Mais c’est aussi le cas dans l’industrie du meuble ou dans celle des produits d’entretien (Unilever, Procter and Gamble, …).

 

Bénédiction des grands groupes de production agricole qui peuvent établir des relations directes avec la distribution sans être tributaire des transitaires pour écouler leur production de produits standardisés et peuvent ainsi absorber les coopératives agricoles qui n’ont plus la capacité de répondre en volume à la demande des centrales d’achat de la grande distribution.

 

Bénédiction des élus locaux des petites communes n’ayant pas de revenus mais ayant des espaces fonciers sur lesquels viennent s’installer les centres commerciaux. C’est à celui qui fera les yeux les plus doux pour les super et hyper qui acceptent de s’implanter sur leur terre au mépris de la désertification des zones rurales ou de la « désociabilisation » des centres ville des villes moyennes. Le seul objectif est de bénéficier du retour des taxes que procure une activité de cette nature. Même les élus de couleur politique que l’on pourrait imaginer scrupuleux du confort de leurs administrés surtout s’ils sont âgés ou démunis et donc privés de moyen de locomotion leur permettant d’accéder à ces zones de concentration commerciale adoptent se comportement, ne considérant que leur intérêt à court terme (leur permettant peut-être une réélection !).

 

Bénédiction des syndicats qui trouvent par la concentration de salariés la possibilité de mettre en place des structures et d’avoir une représentation lors des élections de branche. Il est plus facile de sensibiliser et de proposer des adhésions à du personnel lorsque celui-ci est regroupé. L’exercice est plus difficile lorsque les entreprises sont petites et non contraintes par la législation à créer des Comités d’entreprise ou des CHS. Surtout que le nombre de voix aux élections professionnelles déterminent la représentativité des syndicats dans les différents organismes comme les prud’hommes, les organismes sociaux et de l’emploi. Ils doivent exercer du prosélytisme, l’organisation salariale de la grande distribution leur facilite leur tâche.

 

Bénédiction des diplômés des grandes écoles de commerce qui trouvent dans ce secteur des débouchés et des plans de carrière. Bénédiction des grandes écoles de commerce qui perçoivent des subsides par le biais des taxes versées directement par les grandes entreprises et qui peuvent aussi démonter la véracité de leurs modèles exposés en cours en prenant les exemples de réalisation dans la grande distribution.

 

Bénédiction des médias et autres organes de presse dont les ressources sont alimentées par la publicité permanente des grandes entreprises de ce secteur, de leurs fournisseurs ou des industriels. De plus, il est plus facile pour la presse spécialisée de trouver matière à des articles dans un environnement moins dispersé que le serait celui du commerce de détail et de proximité. Par exemple, réaliser une étude sur le comportement des consommateurs par rapport à un produit particulier, devient envisageable, il suffit d’interroger quelques bases de données (exemple : celles de Carrefour, d’Auchan ou de Leclerc, pour l’alimentaire ou celles de Leroy-Merlin et de Castorama pour les tendances d’aménagement de l’habitat). N’avez-vous jamais remarqué que les journalistes font toujours référence aux grandes surfaces ?

 

Bénédiction des politiques qui préfèrent la concentration d’un nombre peu nombreux d’acteurs afin d’une part, avoir des interlocuteurs reconnus ou que l’on place pour avoir des relais lorsqu’il faut prendre les décisions et d’autre part, pour mieux maîtrisé les variations d’opinion. Des exemples récents ont mis en évidence ces pratiques. L’un des derniers en date, lors de la grogne des producteurs de fruits et légumes et la convocation devant tous les médias à des fins politiques, des responsables de la grande distribution.

 

Bénédiction du consommateur qui trouve en un seul lieu la totalité de ses besoins et surtout qu’il peut acquérir en venant en véhicule automobile. Vous savez, cette bagnole que personne aujourd’hui ne peut se passer, précisément pour faire les 500 mètres qui mène au boulanger, au boucher ou à l’école. C’est bien là où les responsables de la grande distribution ont tapé dans le mille, en offrant des espaces de parking plus importants que les surfaces de vente. Les prix pratiqués sont-ils moins élevés qu’ailleurs ? Certains produits d’appel, le sont en effet, des conditionnements, que personne ne consommera en totalité, réduisent certainement le prix à l’unité. Mais l’économie est-elle réelle ?

 

En conséquence, on peut remarquer que nombreux sont ceux qui par intérêt personnel ou par intérêt des structures auxquels ils sont rattachés, souhaitent le statu quo. Pourtant, si l’on convient qu’il faut trouver des solutions à tordre le cou au chômage, toutes les pistes doivent être explorées, la suppression de la grande distribution en est une.

 

Les freins

 

Le frein essentiel pour limiter l’impact de la grande distribution viendra du consommateur, dont le conditionnement de ses habitudes a été mené par une politique de petits pas concertés ou inconscients par ceux qui en ont été les vecteurs d’un discours profitable au changement des méthodes commerciales dans tous les pays industrialisés.

Dans un premier temps, il fallait copier le modèle américain. Puis ensuite, on devait trouver une réponse efficace aux flux migratoires vers les grandes villes qui amenaient un nombre de chalands importants. Le développement des habitudes en matière de déplacement et d’utilisation de la voiture se heurtait à l’incurie des villes à assurer les déplacements des citoyens ou le parking d’un parc automobile en constante évolution. Il fallait répondre aussi aux directives sanitaires (que les lobbys de l’industrie alimentaire par exemple exigeaient auprès des dirigeants politiques) et ainsi de suite, de bonnes raisons ont été avancées qui toutes prises indépendamment pouvaient être acceptées par le plus grand nombre. Les médias ont joué aussi leur rôle néfaste, notamment la télévision avec ses programmes absurdes comme, « Combien çà coûte ? ».

 

Aujourd’hui il faudrait faire prendre conscience aux citoyens, par une démarche inverse, de l’utilité de supprimer la grande distribution. Cela ne peut qu’être que difficile, car les moyens financiers seront du côté de ceux qui ont un intérêt personnel à ce que le modèle se poursuive et se développe à l’instar des implantations actuelles dans les pays émergents. Ces installations qui à terme produiront les effets analogues sur l’emploi dans les pays concernés.

 

 

Les solutions.

 

Il faut aider à la création du petit commerce en premier lieu. Les aides doivent être de plusieurs natures.

Comme la bagnole semble être l’objet à ne pas déroger, il faut augmenter les parkings dans les centres ville ou en périphérie avec des moyens efficaces de relais entre les boutiques (navette avec fréquence élevée par exemple).

Il faut réhabiliter les espaces de vente en centre urbain et dans les zones rurales, agir pour que la location ou l’acquisition d’un fonds de commerce ne soit pas rédhibitoire.

Il faut que les banques acceptent le financement des aménagements et du fonds de roulement, à des taux réduits pour tout projet de création de commerce de proximité et de détail. Pour couvrir les difficultés éventuelles de remboursement il faut créer un fonds de solidarité qui pourrait couvrir les pertes financières.

Par ailleurs, il faut faire en sorte que les taxes supportées par la grande distribution soient très élevées. Ces charges seraient proportionnelles à la surface couverte par la grande surface. Cela inciterait à revoir la distribution en de petites surfaces. Le produit des taxes pourraient être affecté aux commerçants de détails qui, par contrat avec l’état, seraient obligés de respecter un taux de marge qui déterminerait le montant de l’aide convenu. Ainsi le prix final des produits aux consommateurs resteraient maîtrisés. Les commerçants pourraient s’approvisionner directement auprès des producteurs locaux et obtenir des prix d’achats qui permettraient au producteur de vivre et au consommateur de bénéficier de prix convenables. La consommation ne serait pas freinée, la relocalisation de production serait possible (création d’entreprise, (artisan, PME, exploitation agricole, etc.), la création d’emplois suivrait à coup sûr en synergie à ce redéploiement du commerce.

 

Conclusion.

 

La grande distribution en favorisant l’industrialisation de la production dont la logique est la rentabilité extrême crée un cercle infernal de suppression d’emplois. Elle fait disparaître aussi tout un savoir-faire agricole et artisanal qui amène la paupérisation des zones rurales et en conséquence influe sur la croissance et donc sur l’emploi. La grande distribution pousse par sa politique d’achat (afin de générer des marges importantes et fournir des dividendes à ses actionnaires) à la délocalisation pour la production de certains produits (Viande, fruits, légumes, habillement, produits ménagers, etc.). La délocalisation est source de la destruction des emplois. La présence monopolistique de la grande distribution ne permet pas aux petits commerçants de lutter à armes égales, -est-il possible de trouver un quincailler aujourd’hui par exemple- pourtant il évitait le gaspillage en permettant les réparations.

La grande distribution est capable de mener un lobbying important auprès des politiques, des élus locaux, des associations qu’elle sponsorise, des médias qui flagornent pour obtenir leur part de publicité, des industriels qui attendent des circuits simples de distribution, des organes de formation qu’ils financent. De ce fait, le discours ambiant leur est tellement favorable qu’il peut paraître inconvenant de la remettre en question et surtout de vouloir la clouer au pilori.

 

Pourtant c’est l’une des solutions pour lutter contre le chômage, Il est impératif de la supprimer et réorganiser le commerce.

 

Un homme politique aura-t-il le courage de prendre des décisions efficaces pour empêcher la nuisance de cette pieuvre aux milles tentacules qui touchent tous les pans de l’économie pour son seul profit.

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 15:50

L’arnaque généralisée de la réforme des retraites.

 

La réforme de la retraite s’inscrit parfaitement dans le processus dit de la « grenouille chauffée » (http://fils-de-plebe.over-blog.com/article-le-conte-de-la-grenouille-chauffee-ne-soyons-pas-la-grenouille-64039652.html) métaphore éloquente écrite par Olivier Clerc (http://www.olivierclerc.com/welcome/index.php?accueil=1), nous allons vous en faire ici la démonstration.

Le régime des retraites en France est le résultat d’une longue histoire qu’il nous faut rappeler pour éclairer nos propos.

Une loi du 2 juin 1850 crée une Caisse nationale de retraite dont les fonds sont constitués de versements volontaires et dont la rente est garantie par l’Etat. Les bénéficiaires sont surtout issus de la petite bourgeoisie, les ouvriers n’ayant pas suffisamment de revenus. Une loi du 9 juin 1853 établit une pension de retraite pour les fonctionnaires civils de l’Etat. Une autre loi en 1910 aménage le système « des retraites ouvrières et paysannes » dès l’âge de 65 ans et qui sera ramené à 60 ans en 1912.

Le principe de répartition a été établi qu’en 1941 et repris par des ordonnances de 1945 dont sont issues la sécurité sociale et la branche vieillesse.

 

Projetons nous dans la France de 1945, le développement démographique est fort, commence le fameux « baby boom ». L’activité qu’elle soit primaire, secondaire ou tertiaire s’appuie sur de la main d’œuvre, même dans les usines où l’automatisation commence à voir le jour, le nombre d’ouvriers organisés selon les principes du taylorisme est important. Le PIB était de l’ordre de 13 milliards d’euros, il a approché en 2010 les 2 000 milliards d’euros (Source INSEE) soit 150 fois le PIB de 1945.

Le principe de la retraite à répartition s’établissait donc, lors de la proclamation des ordonnances de 1945, sur une assiette de revenus nationaux 150 fois moins importante qu’en 2010.

Le PIB était essentiellement issu du  travail des hommes et des femmes employés dans tous les secteurs d’activité.

Au début des années cinquante la population active était constituée de 20 millions d’individus, sur les mêmes bases de calcul, elle est de nos jour de 26 millions soit une augmentation de 1,3.

Comparons les deux chiffres un PIB qui a augmenté de 150 pour une population de 1,3 soit un rapport de deux ordres de grandeur (1 à 100).

 

D’où provient le PIB aujourd’hui ? La rentabilité est assurée essentiellement par des machines, de l’informatisation, de l’automatisation, rares sont les professions qui échappent à ce phénomène.

 

De facto, le régime de retraite imaginé lors d’une période où le travail était assuré par des hommes ne peut plus fonctionner alors que l’on réduit leur nombre, par voie de conséquence le nombre de cotisants. Pourtant la richesse de la France elle, a augmenté pendant toute la période de l’après guerre.

 

Bien sur que le nombre des inactifs par rapport aux actifs augmentent, la population française métropolitaine en 1945 était évaluée à 40 millions en 2010 elle de l’ordre de 65 millions. C'est-à-dire qu’en 1945, il y avait 1 actif pour 2 inactifs alors qu’en 2010, il est comptabilisé 1 actif pour 2,6 inactifs.

 

Le ratio actif/inactif n’est en aucune mesure en relation avec le ratio du PIB aux mêmes dates.

 

Revenons à la métaphore de la grenouille chauffée.

 

A partir des années 1970, le discours récurrent fut de dénoncer le coût de la main d’œuvre. Il était indiqué que cette main d’œuvre assortie de charges sociales importantes (couvertures maladie, retraites, etc.) n’était pas compatible avec la compétitivité internationale. Il fallait, par la culpabilisation des ouvriers et des employés qui réclamaient la part du gâteau que l’économiste Jean Fourastié avait qualifié de « Trente Glorieuses », désamorcer les revendications et les grèves, en les divisant. L’automatisation à outrance est née, surtout celle qui permettait de supprimer des positions de travail. Elle assurait une rentabilité jamais contredite par des mouvements d’humeur ou de revendication, une machine n’a pas d’âme ! Afin d’obtenir l’adhésion du plus grand nombre, c’était à celui qui s’esbaudirait le plus, dans tous les supports médiatiques qu’ils soient internes à l’entreprise ou à destination du grand public, sur les progrès technologiques qui faisaient de nous français, une grande nation. Une automatisation qui était présentée come créatrice d’emploi –il fallait bien fabriquer ces machines !- alors qu’en vérité l’automatisation elle-même touchait la fabrication des automates.

Chacun était mûr pour accepter cette évolution sociétale sans être regardant sur les conséquences. La technique des petits pas, de l’eau chauffée doucement, était en marche, lorsque l’humanité se réveillera, il sera trop tard. Les hommes aux cigares de la finance seront tous installés dans des iles paradisiaques couchés sur un matelas de billets de banque.

 

En parallèle de cette automatisation dont le discours a été accepté par tous, politiques, scientifiques (valorisés par la mise en œuvre de certaines de leurs recherches), responsables syndicaux, hommes et femmes de la plèbe, le système social n’a pas été revu sur la nouvelle base de la production de richesse. Tout au contraire, depuis la fin du vingtième siècle, une entreprise de conditionnement moral a été engagée. A chacun son petit couplet sur l’évolution de la démographie en France et du vieillissement de la population, de l’impact de l’arrivée à l’âge de la retraite des grands-parents nés du baby boom dont entre parenthèse bénéficient actuellement les générations actuelles, de la mondialisation et de l’impact des charges sociales sur la compétitivité unique responsable des délocalisations (il fallait entendre : donc du chômage et de la perte de votre emploi). En quelque sorte, plus on paiera de retraite, moins on aura de travail sur le sol français et par transitivité en Europe. En faisant craindre à chacun un impact immédiat de ses conditions de vie, on met en condition pour accepter tout type de réforme, alors que la réalité est tout autre et que les solutions pourraient être totalement différentes.

La réalité est que des organes puissants de la finance, lorgnent sur la manne que représenterait un changement de régime de retraite, un nouveau régime construit sur la capitalisation tel les fonds de pension américains par exemple sans faire de faux procès d’intention. La réalité est aussi une volonté farouche des patrons et surtout des actionnaires à repousser les charges et des taxes qu’ils ont réussi à inhiber par l’automatisation.

Alors que si le gain de productivité, issu du remplacement des positions de travail par des programmes informatiques et des automates de toute nature exclus de toutes charges sociales, avait été converti en de nouvelles taxes, la couverture santé et la retraite ne seraient pas en déficit.

Qu’apporte au public le déploiement des automates bancaires qui au fil du temps ont remplacé les guichetiers et feront perdre à terme l’identité même de la banque dont le terme désigne ce guichet qui mettait en relation le client et l’organisme ? Qu’apporte aux chalands la mise en place de caisses automatiques dans les grandes surfaces ? Qu’apporte aux voyageurs, ces tourniquets et autres barrières automatiques qui ne s’ouvrent qu’avec le sésame mais souvent détourné par les fraudeurs ? Qu’apporte à l’automobiliste la pompe ou le péage d’autoroute, automatiques ? Les exemples sont légions, l’énumération en serait longue et fastidieuse.

Ce sont plusieurs centaines de milliers d’emplois qui ont disparu en grande partie non remplacés par ceux qui interviennent pour les fabriquer ou les entretenir pour cause de délocalisation (usine de fabrication, ingénierie électronique, informatique, etc.). Ce sont en conséquence des centaines de milliers de cotisants qui ne cotisent plus.

 

Taxons les automates.

 

Ceci aurait deux effets. Le premier serait d’obtenir de nouvelles recettes et d’éviter une réforme des retraites, injuste et en totale discordance avec les raisons qui font que le régime capote. Comme nous venons de le démontrer, ce n’est pas le vieillissement qui est la cause du déséquilibre des caisses du régime de retraite mais le fait que le nombre de cotisants diminuent par l’augmentation de la productivité liée à l’automatisation. Le transfert de charge est totalement justifié.

Le second serait de donner une alternative réelle à un décideur d’une entreprise lorsqu’il doit satisfaire aux exigences du développement de ses activités. Elle se définirait ainsi : j’embauche ou j’acquiers un automate. Si les taxes versées pour l’automate sont calculées selon les mêmes critères que celle d’un emploi qualifié, son choix pourra s’orienter en faveur de l’embauche. Pour éviter toute dérive, il est possible d’imaginer une instance de validation d’un projet d’automatisation où siègeraient, des représentants de l’administration, des chefs d’entreprise, des économistes ou financiers ainsi que des représentants du personnel.

 

La réforme des retraites qui aujourd’hui ne favorise que les établissements financiers, les politiques sous la pression des lobbys constitués des banques, des assurances, des établissements boursiers, des industriels, des entreprises de génie logiciel pourra revenir vers son véritable objectif, assurer une seconde trajectoire heureuse à ceux qui ont travaillé.

 

Ceci n’est pas utopique, la démarche peut être mise en œuvre par une réelle volonté politique, cependant nous ne voyons pas dans les programmes de ceux qui se proposent aux électeurs, une réelle volonté de changement et d’aspiration à sortir de cette pensée dominante qu’ils ont aussi adoptée à l’instar de la grenouille qui accepte de se faire bouillir.

 

Qui fera sortir la grenouille de la casserole ? Je, nous, sommes prêt à le choisir aux prochaines élections.

Par plébéin - Publié dans : Economie - Communauté : Résistance 2007
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 19:56

La réunion au sommet des dirigeants des pays européens pour établir un plan de sauvetage de la Grèce, fait revivre aux peuples européens le traité de Yalta.

Ce dernier s’est tenu après la seconde Guerre mondiale pour se répartir entre vainqueurs les trésors de guerre. L’Allemagne et ses alliés ont été sommés de suivre les directives des pays qui les avaient vaincus. La guerre s’était déclarée essentiellement par la volonté de leurs dirigeants et de ceux qui possédaient la richesse, (banquiers, industriels, …) et non pas par les peuples de ces pays.

Je retiendrai de cet accord, car il y va une analogie avec le temps présent, certaines décisions prises à l’encontre de l’Allemagne.

-         accepter et financer la présence des forces armées des alliés du pacte de l’Atlantique,

-         réduction du territoire à des frontières définies par les alliés,

-         contrôle des activités industrielles,

-         etc.

Or, qu’ont été les principales décisions du 27 octobre 2011, en dehors de lever des fonds, qui alimentent le gargarisme de Monsieur Nicholas Sarkozy :

-         dépendance de la souveraineté de la Grèce aux autres membres de l’Europe (celle de l’Euro),

-         contrôle des décisions greques pour diminuer la dette,

-         installation de structures de contrôle sur le sol Grec émanant de la Banque européenne, de la Communauté européenne et du FMI.

Les puissants ont imposé pour leurs propres intérêts (économiques surtout, politiques aussi (élection 2012 oblige !)) leur diktat à un pays en détresse, sans se soucier des répercussions sur le peuple Grec, mais aussi sur les peuples de l’Europe.

 

Pourtant, combien coûtent les différentes directives européennes, aux peuples européens ? Les mêmes dirigeants pourraient d’abord balayer devant leur propre Ministère.

 

Actuellement les décisions prises par les Technocrates de Bruxelles et de Strasbourg n’ont qu’un seul objectif, permettre aux groupes financiers d’améliorer un peu plus leur compte de résultat.

Pour y parvenir, on fait en sorte d’uniformiser l’ensemble des productions afin de permettre une industrialisation de masse et d’augmenter la rentabilité de quelques groupes, les plus puissants, qui se partageront le gâteau. Prenons l’exemple de l’industrie alimentaire qui est un modèle de ce qui est en train de se mettre en place de façon sourde et sournoise selon le principe de la grenouille chauffée (http://fils-de-plebe.over-blog.com/article-le-conte-de-la-grenouille-chauffee-ne-soyons-pas-la-grenouille-64039652.html) (ex : décision sur les produits manufacturés laitiers, viandes, légumes, confiseries, boissons, etc.). En prétextant une maîtrise sanitaire on sort du circuit de production tous les petites entreprises ne pouvant financer les mises aux normes. Ainsi, demain tous les citoyens européens avaleront les mêmes produits sans saveur mais qui seront fabriqués par quelques usines automatisées et délocalisées à forte rentabilité. L’exemple pourrait être reproduit pour toutes les disciplines industrielles, l’objectif est d’engraisser les financiers en réduisant les coûts de production, l’uniformisation est un des moyens.

 

Mais nos dirigeants sont muets sur le sujet et pour cause, puisqu’ils sont inféodés à ces lobbys qui leurs procurent le financement pour qu’ils viennent au pouvoir et s’y maintiennent.

 

Le Yalta du 27 octobre 2011 se déroule selon la même logique, il faut utiliser l’Europe pour s’engraisser de plus en plus. Les Dirigeants européens doivent surtout trouver des solutions pour le permettre, tant pis pour les peuples, ils ont été chair à canons, ils seront les consommateurs attendris des restes que les puissants auront daigné leur accorder.

 

En effet, la seule préoccupation en Europe aujourd’hui est l’argent, ce sont les économistes et les financiers qui décident. Pourtant l’Europe avait été imaginée par des humanistes recherchant le bien être du peuple, faisant de la lutte contre la pauvreté et le partage des richesses entre tous, le moteur de défense face aux conflits armés. Les citoyens européens ont cru en cette étoile nouvelle et l’ont accepté, maintenant ils savent qu’ils ont été bernés, ils ne veulent plus être les moutons tondus par les hommes aux cigares de la finance.

 

Rejetons le Yalta de Sarkozy et Merkel, défendons les grecs, les irlandais, les portugais, les espagnols, les italiens, les français, soyons unis pour trouver une nouvelle voie au capitalisme européen qui nous mène dans le mur du mal vivre.

Par plébéin - Publié dans : Actualité - Communauté : Résistance 2007
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 18:10

Ce matin 1er novembre 2011, Monsieur Christian Estrosi s’est épanché dans les médias sur la volonté du Premier Ministre Grec de soumettre à un référendum le plan de sauvetage imaginé par les Chefs de Gouvernements  Européens.

Il a déclaré  (France-Info):

« Cette décision me parait incompréhensible […] Je déplore cette décision qui me parait totalement irresponsable de la part du Premier ministre grec. J’ai l’impression que c’est un vent de panique qui souffle sur lui et sur son parti politique [...] Quand on est dans une situation de crise et que d’autres veulent vous aider, il est insultant de sauver sa peau plutôt que d’assumer ses responsabilités […] Je souhaite que le Premier ministre grec revienne sur cette décision. »

 

Par ailleurs, il a indiqué en substance que dans un contexte difficile, les gouvernants devaient prendre leurs responsabilités et ne pas demander l’avis des citoyens.

 

Il est vrai, Monsieur Estrosi, la plèbe à laquelle j’appartiens est trop ignorante, trop préoccupée par les contingences du quotidien pour comprendre et définir la société dans laquelle elle souhaite vivre. Les gouvernants et l’oligarchie dans laquelle ils se complaisent, sont seuls à maîtriser la science, la connaissance des équilibres planétaires, les objectifs économiques, les mécanismes sociaux, la société humaine dans toutes ses dimensions. Ils sont les seuls à imaginer les meilleures solutions pour le bien des peuples. C’est ainsi que les monarques du beau royaume de France raisonnaient jadis.

Refusez l’acte et le symbole le plus représentatif qu’est le droit de vote des citoyens sur des questions fondamentales de la vie publique est insultant pour la démocratie. Ce discours est une déclaration irresponsable en notre République, vous devriez démissionner de tous vos mandats, vous n’êtes pas digne de représenter la France.

 

Cette proclamation totalitaire doit être condamnée par tous les démocrates de toute couleur politique.

 

De plus, il est inquiétant! Monsieur Estrosi est présenté comme l’ami du Président de la République, qu’il puisse tenir de tels propos, éclaire sur les orientations de ce dernier. Si le Président de la République ne partage pas les opinions de Monsieur Christian Estrosi, il doit rapidement le déclarer publiquement et le démettre des fonctions issues d’une élection citoyenne.

Pour que la démocratie triomphe!

Par plébéin - Publié dans : Les hommes politiques - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 12:12

Vous qui goûtez lors de votre petit déjeuner, de votre déplacement en voiture ou tout simplement bien installer dans votre fauteuil, des joies de l’information radiophonique, télévisuelle ou journalistique, attention vous risquez une contamination virale.

D’éditos dans les magazines, de débats sur les plateaux télés, ou d’interview dans les studios des radios, l’information que l’on vous sert provient d’un nombre limité d’intervenants.

Sans s’attarder sur ce qui se fait de pire en la matière, vous avez deviné, l’émission de Monsieur Yves Calvi où en boucle les mêmes sujets reviennent au gré soi-disant de l’actualité, avec les mêmes débateurs qui n’ont de débateurs que de nom, puisque chacun de nous peut à l’avance deviner le contenu de leur intervention tellement le jeu de rôle est rodé et démasqué.

C’est la même maladie qui sévit sur tous les supports informationnels, on pourrait la qualifier d’oligarchie de l’information. Elle est composée des mêmes personnalités du journalisme (directeurs de journaux), des organismes de sondage, de soi-disant experts de tout genre (politique, économique, écologique, techniques, …), d’universitaires. Cette oligarchie n’existe que par l’intérêt individuel des intervenants à être à l’intérieur de ce réseau. Elle leur donne dans le monde d’aujourd’hui, qui récompense essentiellement la notoriété, la possibilité d’obtenir des revenus très élevés. Il ne faut surtout pas tuer la poule aux œufs d’or. De ce fait, le contenu est souvent pauvre (les analyses réalisées en des termes savants sont peu fouillées), très démagogique (il faut faire de l’audience), très consensuel (il ne faut pas se mettre à dos les directeurs de chaînes et ceux qui les nomment), mais surtout, la répétitivité des mêmes idées agissent selon le principe de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite (http://fils-de-plebe.over-blog.com/article-le-conte-de-la-grenouille-chauffee-ne-soyons-pas-la-grenouille-64039652.html).

Ainsi, pour exemple je retiendrai, les commentaires et les débats qui se sont tenus lors des débuts de la crise économique, l’âge de la retraite et les manifestations qui se sont déroulées, les primaires du parti socialiste et le désir unanime de voir Monsieur Dominique Strauss Kahn se présenter comme en 2006-2007 celui d’attendre un affrontement Madame Ségolène Royal et Monsieur Nicolas Sarkozy.

Reprenons l’exemple de l’âge de la retraite, c’est avec unanimité que cette oligarchie n’a pris le problème que sous l’angle de l’âge du départ à la retraite, alors que le véritable problème est celui de l’assiette sur laquelle est prélevé le montant des retraites à payer. Tout en reconnaissant que les délocalisations détruisaient les emplois, que les seniors n’étaient plus employés, que l’automatisation remplaçait des postes dans tous les secteurs d’activité, la focalisation des débats s’est faite uniquement sur l’âge de départ à la retraite. Il ne fallait surtout pas déplaire aux donneurs d’ordre. De ce fait, la culpabilisation des employés, des ouvriers, des cadres surtout, ayant un emploi a commencé à prendre forme, mêmes les organisations syndicales ont été emportées par ce courant informationnel contre lequel les arguments pourtant objectifs et pragmatiques n’avaient pas prises.

Il nous faut donc déjouer cette manipulation quotidienne, consciente ou inconsciente de ces oligarques de l’information.

La première défense, elle nous est possible individuellement en étant attentif à tout ce qui est écrit, dit ou montré, en refusant, de subir le panurgisme dans lequel on tente de nous enfermer, de prendre pour argent comptant même les plus belles images d’un reportage bien construit et de se demander où se trouve l’intérêt personnel de celui qui s’exprime.

La deuxième action est de demander avec insistance aux partis politiques lors des campagnes électorales de se prononcer clairement sur l’indépendance de l’information, sur la liberté de la presse, sur le financement des supports de communication.

La troisième action serait comme cela avait été obtenu en 1981 pour le développement des radios libres (reprises depuis pour la majorité d’entre elles dans la logique mercantile), de mettre en place un espace télévisuel d’information totalement indépendant en termes de financement (non dépendance à la publicité et par conséquent aux donneurs d’ordre des spots publicitaires, non dépendance aux pouvoirs publics (délivrant les subventions). A la manière du « Canard Enchaîné » financé essentiellement par la vente de son journal.

 

Il nous faut prendre conscience de ce mal qui nous ronge, il nous faut agir pour éviter que cette oligarchie mène notre société vers des voies sans issues que les générations futures pourraient souffrir dans leur sang.

Par plébéin - Publié dans : Média - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 22:16

Tout d’abord que cela soit clair, je ne suis pas favorable au terrorisme et à toute forme de violence. Je n’ai aucune compassion ou admiration pour Ben Laden. Je ne suis pas islamiste, n’y islamisant, je suis laïque et athée.

 

Pourtant je suis scandalisé par l’annonce faite ce jour, 2 mai 2011, en grande pompe par le Président des Etats-Unis Barack Obama. Des commandos américains sur son ordre ont tué Oussama Ben Laden sur le territoire pakistanais.

 

Je suis surpris aussi du silence des politiques de tout bord qui à la mi-journée ne s’étaient pas publiquement prononcés et pris parti clairement par rapport à la déclaration du Président des Etats-Unis.

 

Qu’une soi-disant démocratie prête à s’offusquer de tout acte de violence s’exerçant sur la planète, s’autorise de tuer de sang froid un homme me révolte.

 

Le temps des cow-boys et de leurs méthodes expéditives est-il de retour ? Il semblerait en effet !

 

Une civilisation mature et pérenne se doit de rejeter la loi du Talion. L’un des principes fondamental de  notre société contemporaine est l’existence d’une justice impartiale et proclamant ses jugements sur des faits avérés.

 

Ben Laden devait être jugé par une Cour Internationale.

 

Il semblerait que la cache de Ben Laden était connue depuis 8 mois. Cela laissait le temps à une préparation minutieuse pour l’arrêter et le conduire devant les Tribunaux. Or, il apparaît que ce n’est pas le choix qui a été préconisé par les autorités américaines, délibérément on a assassiné.

 

Une telle action est-elle différente de celle des terroristes qui exécutent leurs otages ? Est-elle différente d’un kamikaze qui tuent sciemment en se sacrifiant des femmes et des enfants ? Ce sont des crimes. L’ordre donné par Barack Obama est un ordre criminel.

 

Une élection présidentielle fut-elle celle des Etats-Unis, justifie-t-elle l’exécution d’un homme ?

 

Les Etats-Unis, avaient ils peurs d’un procès public d’Oussama Ben Laden ? Fallait-il le faire taire ? Ces questions ont lieu d’être posées après une telle décision.

 

Que pensent les dirigeants politiques français de cette sentence, il devraient se positionner clairement.

 

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 10:21

J’ai eu connaissance de cette lettre de contestation d’un médecin dit de campagne.

Je la publie dans ce blog pour plusieurs raisons :

-         tout d’abord, le courage que ce Monsieur exprime doit être reconnu, en cette époque où chacun manie facilement la langue de bois, où nombreux sont ceux qui ne s’expriment pas, de peur de représailles de la part de leur employeur, de l’édile qui pourrait « au cas où », aider, ou de la « vox populi » lorsque leur activité est commerciale,

-         aussi, le fait que quelqu’un dont les convictions politiques soient en théorie de la même veine que celles du Président puisse se révolter contre ses pratiques, ses décisions et son action gouvernementale, démontre encore avec plus de forces que les critiques que nous hommes et femmes de gauche formulons ne peuvent pas être qualifiées de partisanes,

-         de plus, chaque argument avancé ne peut pas être contesté, la colère et les craintes qui sont exprimées, sont émises par un homme blessé au plus profond de son être et qui ne veut pas être le complice par son silence d’orientations sociétales qui pénaliseront les futurs générations.

Je pense qu’il faille encourager de telles démarches qui pourront peut être redonnées le courage de s’exprimer à ceux qui fulminent en privé. Ils s’apercevront qu’ils ne sont pas seuls et qu’une véritable vague de fond est en train d’agiter la société française.

 

La lettre est la suivante :

 

 Docteur Jean Francois Monciovi toubib contestataire (2)

 Médecin généraliste 

 à Folélli 

 Corse 

                                                                        à Monsieur Nicolas SARKOZY 

                                                 Président de la République Française ,

> > > > > 
> > > >
> Monsieur le Président de la République, 
> > > > > 
>  Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n'est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n'a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement.


" Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet. " 

> > > > 

 En temps que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France "d'en- bas", des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.

> > > > >

 Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d'impôts et s'en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H /jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants.

> > > > > > > >


 Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c'est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater. Je pense que c'est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date. C'est ce que je perçois sur le canton de vescovato et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France. Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l'incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d'une troisième révolution qui achèverait de le ruiner. Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l'aurait prononcée « Ils n'ont plus de pain alors qu'ils mangent de la brioche ». L'ENA n'existait pas mais déjà nous avions une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain. C'est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée. Nous sommes en présence d'un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président? Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu'ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu'ils ne soient bons qu'à payer des impôts. Je pense, en tant que médecin, que la révolution c'est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.


Après le dépistage des délinquants à l'âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric,  qu'allez vous nous pondre ? le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n'en sois pas la première victime ! Vous êtes en train de nous faire une France à l'Américaine. Mais pas celle d'Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l'industrie et de l'armement.


 Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L'Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l'Angleterre), maintenant elle en a deux. Lors de l'invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l'armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. Sil n'en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l'intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d'abord ne pas nuire- et il a su l'appliquer.

> > > > 
Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l'esprit d'un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo). Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut être voulu) d'incompétents notoires qui n'ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A. 
Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n'avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de chômage en créant un maximum d'emplois...dans les funérariums.  
Il y a un proverbe qui dit « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l'ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n'était-ce pas une diversion, pour faire parler d'autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d'échauffer les esprits ? En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m'inspire un peu de vous - après tout c'est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher- Je fais seulement de la prévention.


Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France « d'en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu'elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n'ont pas voté pour vous et  que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l'anéantir.


 Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en train de créer un système de santé à l'américaine, c'est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l'accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus. Vous êtes en train d'anéantir l'enseignement qui est le type même d'investissement à long terme où l'on dépense aujourd'hui de l'argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l'élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l'ont bien compris. Avec la suppression du juge d'instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l'est pas déjà. 

A l'allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d'Europe : plus d'université, plus d'hôpitaux, plus d'industries, plus de services publics, plus d’agriculture.  une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus. Attention ! Les Gaulois à l'image d'Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance.


> > > > > 
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy 
> > > > > 

 Dans 15 jours j'adresse cette lettre à N. Sarkozy accompagnée de son "cadeau" le crochet de boucher. diffusez la à un maximum de vos contacts, qu'elle fasse le tour du pays. Si un maximum de gens sont informés je ne risque rien. 
> > > > > Je compte sur vous et ............ 
> > > > > Vive la liberté d'expression !!!!! 

> > > > 
> > > > > Docteur Jean François Monciovi 
> > > > > Médecin généraliste 
> > > > > 20213 Folélli Corse 

 

http://www.docvadis.fr/jeanfrancois-monciovi/index.html

 

Par plébéin - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 22:28

Les comportements, les discours, les allégations mensongères des dirigeants français actuels interrogent sur leur niveau de compétence, leur probité, leur sens de la  responsabilité et leur degré d’intelligence. Cette classe politique qui pourtant, au moindre prétexte, se permet de donner des leçons à l’opposition, aux corps constitués, aux experts, ainsi qu’aux dirigeants des autres pays, s’auto-qualifiant facilement d’élite, apparaît chaque jour comme la plus mauvaise de celle qui a été au pouvoir depuis l’avènement de la Cinquième République. Elle fonctionne comme une monarchie s’arrogeant tous les droits et faisant allégeance au Monarque.

Le plus dramatique, c’est que lorsque ses membres tiennent des propos, réalisent des actions, critiqués par le plus grand nombre des citoyens, ils restent droits dans leurs bottes et estiment que, puisqu’ils ont agi ainsi, c’est par essence, normal et légitime, vu leur position sociale. La liste est longue des membres du gouvernement qui ont adopté cette attitude. On peut citer pêle-mêle, Madame Michèle Alliot-Marie, Messieurs François Fillon, Eric Woerth ou Bernard Kouchner, mais ils ne sont pas les seuls.

Le cas d’actualité est celui de Madame Alliot-Marie. Il est exemplaire.

En effet, Madame Alliot-Marie passe des vacances en Tunisie pendant les vacances de Noël, alors que les premiers troubles agitaient déjà le pays. Elle se justifie par le fait qu’elle est allée en Tunisie comme des milliers de français chaque année. Oui, c’est vrai, la Tunisie est l’une des principales destinations des français pour leurs vacances, sauf que ces français ne sont pas des ministres des affaires étrangères. Ensuite, pour se défendre de la critique concernant un voyage en avion avec l’un des proches du pouvoir, elle indique qu’il est un ami et que c’est naturel de profiter des largesses de ses amis. Oui, dans la vie du français lambda, mais Madame Alliot-Marie est un Ministre d’Etat en fonction qui doit tout faire pour éviter la corruption et exercer pleinement son ministère en toute probité. De plus, il est dévoilé que cet ami est en transaction financière avec les parents de ladite Ministre, lors de ces vacances la transaction s’est concrétisée. Madame Alliot-Marie trouve que de lui faire reproche de cette opération qui concerne selon elle, ses parents, c’est de la basse manœuvre politicienne fomentée par l’opposition. Répondre cela, même s’il est vrai que l’opposition en a fait ses choux gras, est véritablement de la manœuvre politicienne et démagogique de sa part. Rien n’y fait, elle campe sur cette position de Ministre qui n’a rien fait de mal. Au regard de la loi elle n’a rien fait en effet, qui puisse valoir que l’on puisse ester pour qu’elle se trouve sur le banc des accusés, mais on attend plus d’un Ministre responsable. Il doit montrer l’exemple, ne pas ouvrir la porte à la critique par ses agissements personnels.

Cet exemple démontre une chose, nos Ministres sont totalement coupés de la vrai vie, celle des contribuables, celle des citoyens. A force de bénéficier d’avantages de toute nature, ils considèrent que c’est un acquis dû à leur rang, que tout leur est possible, ils développent le clanisme d’une classe qui a tous les droits.

Par ailleurs, pour tenter d’éteindre l’incendie politique que cette affaire a attisé, Monsieur le Premier Ministre édite un règlement afin de définir les modalités lorsque les ministres partiront en congés.

Le premier Ministre est obligé de se conduire comme un instituteur face à des gamins facétieux. Même un chansonnier, un caricaturiste n’auraient pas osé imaginer une telle situation. Ce serait comique en effet, dans une comédie de boulevard. Mais en vérité ce sont les gouvernants de la cinquième puissance mondiale qui sont les mauvais élèves. Ces personnes qui doivent, choisir les meilleures solutions pour guider la France.

Pouvons-nous leur faire confiance, nous simple citoyen ?

Je pense que vous serez comme moi, prêts à leur demander de retourner dans leurs pénates lors des prochaines élections.

Certains vont dire à la lecture de ces lignes que tenir de tels propos c’est aller dans le sens de Marine Le Pen.

Lorsqu’un juge dénonce tous les méfaits d’un malfaiteur est-il un criminel ?

C’est cette classe politique, par son comportement et ses agissements, qui fait le lit des extrémistes.

Par plébéin - Publié dans : Les hommes politiques - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 10:42

A Noël, le Président Sarkozy montre l’exemple en se faisant inviter au Maroc dans une propriété luxueuse.

Madame Alliot-Marie au même moment en Tunisie se fait transporter gratuitement dans le jet privé d’un édile et homme d’affaire local.

Monsieur le Premier Ministre , Monsieur Fillon, profite de cette période de festivités pour se rendre en Egypte et de profiter de l’invitation du Président égyptien, il se loge, musarde, voyage avec toute sa famille aux frais de la Princesse (Oh pardon, des Pharaons !).

Ce ne sont que les seuls faits actuellement dévoilés, mais ne nous leurrons pas, la pratique est courante et personne ne sera surpris d’apprendre dans quelques jours, qu’un autre Ministre, Secrétaire d’Etat ou autre dirigeant d’une grande Institution ait bénéficié des faveurs d’un généreux donateur.

Ceci est condamnable en soi. Pourquoi ?

Pour de nombreuses raisons parmi lesquelles celles énoncées ci-dessous :

-         un dirigeant doit être irréprochable dans ses actes, dans ses propos, par son comportement. Sinon, cela conduit au réflexe populiste de rejet des institutions et des hommes qui les dirigent. Le « tous pourris » est légitimé. Ceci explique aussi le non-respect des règles fondamentales des relations humaines, des lois et des règlements par une part grandissante de la population. Cela conduit à l’incivilité, au vandalisme et à la criminalité. Chacun à sa manière peut justifier ses actes en déclarant que « la haut », ils n’ont pas de leçon à donner.

-         le sentiment d’injustice de constater d’une part, que se constitue une oligarchie coupée des réalités de la majorité des citoyens et d’autre part, que ce groupe profite par sa position dominante d’avantages inconsidérés. Cette perception est d’autant plus aggravée par le fait que certains sont prêts à tourner la veste pour obtenir un marocain ministériel, faisant dire familièrement « la soupe doit être bonne ».

-         l’impartialité que chaque citoyen est en droit d’attendre d’un Président, d’un Ministre ou d’un Secrétaire d’Etat pour mener une politique dans l’intérêt général est mis à mal. Actuellement, on constate que ce sont les groupes de pression (surtout économiques) qui dirigent. Le lobbying est aujourd’hui un outil de gouvernance. Or, être de facto l’obligé de celui qui vous a invité et fait bénéficier gratuitement de faveurs, incite, même inconsciemment, à plus de tolérance ou à tendre l’oreille de façon bienveillante à ses propos et à ses doléances. L’exemple de la Tunisie, de la bienveillance du gouvernement français envers les dirigeants illustre parfaitement cette dérive. Le discours flagorneur tenu à destination du Maroc par toute la classe dirigeante est symptomatique de la retombée des largesses du Roi à destination de la lignée gouvernementale des dernières décennies.

-         l’aspect financier n’est pas négligeable et est ressenti par les citoyens comme le plus important puisque chacun peut en mesurer le montant. Partir en voyage coûte cher, passer des vacances à l’étranger nécessite pour une famille un budget important. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas se les offrir. C’est un luxe, même partir en Tunisie, l’une des destinations la moins onéreuse actuellement, est impossible pour une part importante de la population. Personne ne conteste qu’un Président, un Ministre réside dans un palace pour ses vacances. Qui les passe à l’étranger pendant qu’il est en exercice apparaît déjà limite, surtout quand le discours officiel est de favoriser l’activité française. Mais quand ces vacances se déroulent gracieusement, c’est choquant ! D’une part, par le fait que les dirigeants perçoivent des indemnités et ont des revenus d’un niveau élevé qui ont été justifiés lorsqu’ils ont été attribués, sur l’indépendance financière qu’ils devaient avoir pour mener sans pression et sans tentation leur mission. D’autre part, par l’utilisation de fonds publics pour financer ces avantages individuels, soit ce sont les contribuables des pays hôtes qui mettent la main à la poche, soit ce sont les contribuables européens et français lorsque l’on utilise des moyens appartenant à la nation ou lorsque que par réciprocité on offre des séjours à l’hôte étranger en Europe. Dans les deux cas, c’est injustifiable auprès de la population.

 

Ces raisons ne sont pas les seules, mais déjà elles devraient suffire à des dirigeants, réfléchis, ayant le sens de la nation, se disant de l’élite intellectuelle à se définir une ligne de conduite irréprochable. Leur fonction suffit à motiver les critiques.

Mais loin de cela ! Lorsque l’on entend la défense de Madame Alliot-Marie, on a l’impression d’entendre celle d’un élève grondé par sa maîtresse, qui implore en indiquant qu’il ne savait qu’il n’agissait pas bien et qui jure qu’il ne recommencera pas. On attend un autre niveau d’analyse et de réflexion de la part de la soi-disant élite qui nous dirige. Comment la diplomatie française peut être crédible lorsqu’elle doit défendre des positions stratégiques ou économiques. L’exemple d’Alliot-Marie démontre en plus la faille qui existe entre la classe dirigeante et le peuple.

Par ailleurs, le Président de la République, les Ministres sont au sommet de la hiérarchie de la fonction publique. Or en droit administratif, tout fonctionnaire convaincu d’avoir bénéficier de cadeaux, de dons, d’avantages en provenance d’un tiers dans l’exercice de ses fonctions est condamnable de concussion. La concussion implique des sanctions disciplinaires qui vont du blâme avec parfois rétrogradation, diminution d’indices, perte d’années d’ancienneté jusqu’à la radiation du corps de la fonction publique. Messieurs Sarkozy, Fillon et Madame Alliot-Marie sur les bases du droit de la fonction publique dont ils sont les responsables devraient être condamnés de concussion et subir les sanctions relatives à cette condamnation. Ceci aurait le mérite de montrer que les dirigeants ne sont pas dans l’impunité. Les Ministres n’ayant pas été élus pourraient être révoqués.

 

Monsieur Sarkozy qui sermonne les magistrats pourrait s’appliquer à lui-même le droit administratif dont il est le garant.

Par plébéin - Publié dans : Les hommes politiques - Communauté : Résistance 2007
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Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 15:50

Trouvez-vous normal que des jeunes filles soient utilisées pour voler dans le métro parisien et dans d’autres lieux où les touristes affluent ?

Pourtant dans l’émission du 4 janvier 2011 sur TF1 « Appels d’Urgence » présentée par Carole Rousseau (http://www.tf1.fr/appels-urgence/) nous avons pu constater que pour certains, cela l’était !

Lors d’un reportage sur les pickpockets du métro, il a été exposé que des jeunes fillettes organisées, sévissaient régulièrement et étaient arrêtées par la police.

On pourrait se dire tout va bien la police fait son métier et permet de démanteler de nouveaux réseaux criminels.

Or, ce n’est pas tout à fait comme cela!

En effet, les fillettes arrêtées, conduites au poste de police sont interrogées. Selon un scénario préparé et certainement imaginé par des souteneurs d’un nouveau genre, elles déclarent ne pas posséder de papier, ne pas avoir de famille et être âgées de moins de treize ans. Elles donnent aussi un patronyme identique à consonance de l’Europe de l’Est. Après, les quelques heures nécessaires à cet interrogatoire, elles sont relâchées et elles rejoignent la rue ou le métro où elles vont de nouveau exercer leur talent de pickpocket.

Ceci me révolte.

La loi française prévoit que la scolarité est obligatoire jusqu’à seize ans, ces jeunes filles souvent à l’heure où elles sont arrêtées, devraient être à l’école.

Par ailleurs, il existe des institutions pour les enfants orphelins. Puisqu’elles indiquent toutes ne pas avoir de famille, elles devraient être considérées par la police et la justice, orphelines. En conséquence, elles devraient être accompagnées vers l’un de ces établissements. Sinon, cela s’apparente à de la non-assistance à personne en danger avec des circonstances aggravées.

Mettre temporairement ces enfants dans un établissement destiné à cet effet ne me semble pas choquant, tout au contraire. En effet, tout d’abord il serait possible ainsi de vérifier leur état de santé, de leur donner un environnement protecteur (absence de rétorsion pour ne pas avoir collecté suffisamment lors des vols, des repas de qualité, des lieux de repos, de sommeil et d’amusement adaptés à leur jeune âge), de leur donner de l’instruction en les scolarisant. Bien sur l’objectif ne serait pas de les garder dans cet environnement !

Il est fort probable qu’elles prendraient confiance et donneraient des informations utiles à la police pour remonter les réseaux, les empêcher de sévir et aussi pour retrouver leur famille. De plus, les éloigner des personnes qui les forcent à voler, mettraient celles-ci aux abois puisqu’elles n’auraient plus les ressources attendues.

L’objection qui peut être faite, c’est que ces criminels iront rechercher d’autres enfants ; oui très certainement. Mais, si la police et la justice française arrêtaient ces jeunes filles et les protégeaient, le réseau n’aurait plus de raison d’être puisque il serait non productif.

Si vous êtes comme moi, indignés par de telles pratiques judiciaires et policières, agissez partout où il est possible de se faire entendre, notamment le forum de TF1, les sites Internet gouvernementaux. Je ne veux pas apparaître comme un activiste, mais mon cœur et ma raison ne peuvent pas rester indifférents.

 

Un autre volet de cette émission montrait un reportage sur des policiers agissant pour tenter d’arrêter les jeunes délinquants qui volent, trafiquent ou rackettent.

Des jeunes furent arrêtés et interrogés par la police.

Les parents furent appelés au poste de police.

Un père de famille fut interrogé.

Il annonçait sans aucune pudeur au micro qui lui était tendu et devant la caméra : « Je suis fatigué, d’avoir à récupérer mon fils au commissariat. Hier soir je suis allé déjà le récupérer. Je suis fatigué. ».

Comment un père peut-il déclarer cela sans se sentir coupable du comportement de son enfant. L’éducation est une obligation des parents. Je dirai même que c’est l’obligation des adultes.

Cette démission collective et assumée des adultes est elle aussi, révoltante.

Hier, c'est-à-dire il y a quelques dizaines années, chacun des adultes se sentait concerné par le comportement des jeunes qu’ils côtoyaient. Ils intervenaient lorsqu’une bêtise était faîte. Ils prévenaient les parents lorsqu’ils les connaissaient et ceux-ci honteux réagissaient et tentaient de faire en sorte que leurs enfants aient un comportement irréprochable.

Aujourd’hui redevenons responsables des jeunes qui nous entourent, n’ayons pas peur d’eux.

Parents, n’assumer pas cette démission face à vos enfants, éduquez les.

Par plébéin - Publié dans : Société - Communauté : Résistance 2007
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